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Les pays pauvres compromettent la lutte contre le changement climatique, selon un responsable de l’Onu

Changement climatique - Sputnik France, 1920, 02.08.2021
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Pour endiguer le changement climatique, il faut développer des véhicules électriques destinés aux pays pauvres, estime le responsable du programme de l’Onu pour l’environnement (UNEP) Rob De Jong.
La lutte contre le réchauffement climatique risque de ne pas produire les résultats escomptés à cause notamment de l’évolution de la situation dans les pays pauvres, a déclaré Rob De Jong, chef de l’unité mobilité du programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP).
Alors que la quasi-totalité de la croissance démographique mondiale d'ici à 2050 devrait avoir lieu dans les pays en développement, des milliers de villes africaines, asiatiques et latino-américaines sont vouées à poursuivre l’utilisation de combustibles fossiles pendant encore des décennies, explique M.De Jong dans un entretien à Bloomberg.
«Si nous n’apportons les véhicules électriques qu’aux États-Unis, en Finlande et aux Pays-Bas, nous ne parviendrons pas aux objectifs fixés dans l’accord de Paris sur le climat. Il faut livrer des voitures basses et zéro émissions aux pays avec des revenus bas et moyens», poursuit-il.

Les constructeurs pointés

Selon lui, une partie de la responsabilité incombe aux constructeurs automobiles qui misent sur les consommateurs aisés de l’Occident et ignorent les besoins de potentiels acheteurs dans les pays plus pauvres.
«Nous ne voulons pas de Tesla Model S, nous avons besoin d’un petit véhicule urbain pour 10.000 dollars (8.400 euros)», indique M.De Jong.

Avertissements de l’Onu

Sous les effets du changement climatique, la dernière décennie a connu des températures record. L’année 2020 a ainsi rejoint 2016 dans le top des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, avec une moyenne de 1,25°C au-dessus de la période préindustrielle.
Fin mai, l’Onu a averti qu’il y avait 40% de probabilités que la température moyenne sur une année dépasse d’ici 2025 le seuil de 1,5, objectif de l’accord de Paris. Une telle éventualité se traduirait par une fonte accrue des glaces, une élévation du niveau de la mer, une augmentation des vagues de chaleur, ainsi que par des répercussions sur la sécurité alimentaire et la santé.
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