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La pollution atmosphérique réduit de plus de deux ans l'espérance de vie moyenne

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La pollution atmosphérique retranche environ 2,2 ans d'espérance de vie humaine, selon une nouvelle étude de l’Energy Policy Institute relevant de l'université de Chicago.
Le rapport annuel du Air Quality Life Index (AQLI), publié mercredi, atteste que la charge de la pollution atmosphérique nocive est inégalement répartie.
Plusieurs zones sensibles à ce type de pollution se trouvent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, tandis que la Chine, autrefois particulièrement affectée par ce problème, marque aujourd’hui des progrès rapides et mesurables dans l'assainissement de son air.
Le rapport tente de communiquer clairement comment les émissions de particules minuscules, appelées particules fines, ont un impact sur la santé à travers le monde.
Connue sous le nom de PM2.5, en raison de sa taille minuscule de 2,5 micromètres, bien plus petite que la largeur d'un cheveu humain, la matière particulaire la plus dangereuse est générée par la combustion d’agents fossiles et d'autres sources.
"Si l'on considère l'ensemble de la population mondiale, la pollution atmosphérique prive les gens de 17 milliards d'années d'espérance de vie", a confié au site d'information américain Axios, le directeur de l’EPIC, Michael Greenstone, rappelant "qu’il ne s'agit là que de la réduction de l'espérance de vie", sans compter les gens considérés en vie, mais qui, en réalité, vivent avec la maladie.
"Il est peut-être impossible de penser à un autre aspect de nos vies dont nous sommes responsables et qui nous prive tous d'autant de bien-être et de vie", a-t-il dit.
Par ailleurs, dans de nombreuses régions, la pollution atmosphérique constitue, selon le rapport, une menace pour la santé publique encore plus importante que la tuberculose, le VIH/sida et le tabagisme.
Basé sur de nombreuses études ayant fait l’objet d’évaluation par des pairs, ce rapport indique que la Chine connaît toujours d'importants problèmes de pollution atmosphérique. Toutefois, la réduction des émissions de particules fines y est suffisamment importante pour se démarquer du reste.
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