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Ce qu’a répondu Macron à l’écolier qui l’a interrogé sur la situation à Kaboul – vidéo

© AFP 2021 DANIEL COLEEmmanuel Macron
Emmanuel Macron - Sputnik France, 1920, 05.09.2021
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L’échange entre Emmanuel Macron et un écolier marseillais sur la situation à Kaboul a été diffusé en intégralité. On entend le Président lui expliquer la situation en Afghanistan et dire si Paris va aider Kaboul.
Lors de sa visite à Marseille, le Président de la République s’est entre autres déplacé dans une école des quartiers nord de la ville phocéenne où il a rencontré une classe de CM2.
Outre les réponses apportées aux questions sur son salaire et sur le Covid, Emmanuel Macron a également été interrogé par un écolier sur les projets de la France en Afghanistan. Un échange d’abord diffusé, après montage, dans une chronique du journaliste Bertrand Chameroy, provoquant les critiques de certains face à la manière avec laquelle le Président parle à l’élève. Le chroniquer a donc décidé de donner des précisions:
«J’aurais effectivement dû préciser que l'échange et les explications se poursuivaient pendant plusieurs minutes ensuite, je le reconnais».
La séquence a par la suite été diffusée en intégralité.
«Est-ce qu’on va aider la ville de Kaboul?», demande le garçon.
«C’est marrant, tu es le deuxième à me dire ça ce matin. Tu sais ce qui se passe à Kaboul ? Pourquoi tu me demandes ça alors?», répond le Président.
«Je sais qu’ils se font attaquer…», poursuit timidement l'élève.
Puis l’écolier précise qu’il ne sait ni de quel pays Kaboul est la capitale ni ce que s’y passe actuellement. Emmanuel Macron se lance alors dans une leçon d’histoire, expliquant qu’il s’agit de l’Afghanistan et qu’au cours de ces 20 dernières années il y a eu un gouvernement installé suite à la victoire sur les terroristes, précisant que plusieurs armées s’y trouvaient, dont celle américaine, et que l’armée française s’en était retirée.
«Et là, c'est des gens très durs qui ne sont pas nos amis qui ont pris le contrôle de l'Afghanistan et de Kaboul qui s'appellent les talibans*, qui prônent un islamisme très dur, qui ne respectent pas les femmes, qui ont commis beaucoup de violences, et donc pour beaucoup de gens qui aiment la liberté, beaucoup de femmes en particulier, c'est une terrible nouvelle», raconte-t-il aux enfants.

«On ne va pas aider Kaboul»

Le chef de l’État est par la suite revenu sur l’opération d’évacuation de certains citoyens d’Afghanistan vers la France.
«Ce qu'on a fait, ce que vous entendez à la télé depuis plusieurs semaines, c’est que depuis qu'ils ont pris ce contrôle, nous on a fait partir les Françaises et les Français qui y étaient pour les protéger et puis toutes les Afghanes et tous les Afghans qui, par leur combat, par ce qu'ils sont, sont menacés par ces talibans», poursuit-il.
«Donc en fait on ne va pas aider Kaboul parce qu'on ne va pas installer une présence à Kaboul, mais on va aider les Afghanes et les Afghans qui risquent quelque chose du fait que les talibans* ont pris le contrôle.».
Soulignant qu’«il y en a déjà plusieurs milliers qui sont arrivés», le Président a tenu à mettre en lumière les efforts entrepris par de nombreux pays, dont le sien:
«On prend tous un peu notre part, on ne peut pas tout faire nous donc chaque pays va un peu faire sa part».
Au total, près de 123.000 personnes ont été évacuées d’Afghanistan, 2.600 réfugiés afghans par la France, 5.000 par Italie, 4.400 par l’Allemagne, 2.000 par l’Espagne, 1.400 par la Belgique ou encore 14.500 par le Royaume-Uni.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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