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Présence policière doublée, plaintes en ligne: ce qu’il faut retenir des annonces de Macron sur la sécurité

© AFP 2021 LUDOVIC MARINMacron à Roubaix où il clôture le Beauvau de la sécurité
Macron à Roubaix où il clôture le Beauvau de la sécurité - Sputnik France, 1920, 14.09.2021
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Clôturant le 14 septembre dans les Hauts-de-France la vaste consultation du Beauvau de la sécurité, Emmanuel Macron a promis de doubler la présence de policiers sur le terrain, d’autoriser les amendes forfaitaires, de mettre en place des plaintes en ligne et de créer une instance parlementaire de contrôle des forces de l'ordre.
«La sécurité est l'affaire de tous, un bien commun. La première de nos libertés, celle sans laquelle, les autres sont mises à mal», a déclaré Emmanuel Macron en clôturant le 14 septembre dans les Hauts-de-France la vaste consultation du Beauvau de la sécurité.
Dans la cour de l'école de police, il a annoncé dans une allocution fleuve des mesures «substantielle», et des changements «radicaux».

Une loi de programmation et d'orientation de la sécurité

Emmanuel Macron a confirmé à Roubaix l'élaboration d'une loi de programmation et d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui sera présentée début 2022.
«Le but est de penser la police et la gendarmerie de 2030. Une police qui doit faire face aux nouvelles formes de délinquance qui pullulent dans l’espace numérique, les escroqueries digitales, la cybercriminalité. Il faut une police qui doit se saisir des technologies numériques pour aller plus vite, enquêter efficacement».

Le budget du ministère de l'Intérieur augmenté

Le budget du ministère de l'Intérieur sera augmenté de 1,5 milliard d'euros en 2022, dont 500 millions d'euros seront consacrés à la mise en œuvre des premières mesures décidées dans le cadre du Beauvau de la sécurité.

«Doubler sur 10 ans» le nombre de policiers sur la voie publique

Le Président a annoncé vouloir «doubler sur 10 ans» la présence de policiers sur le terrain.
«C'est rassurant pour les policiers, dissuasif pour les délinquants», a-t-il ajouté.
Les forces de l'ordre auront un «centre de formation», basé en région parisienne, qui sera à l'image de celui existant déjà pour les gendarmes à Saint-Astier (Dordogne), a-t-il précisé.

Un «nouveau schéma de maintien de l'ordre»

Le nouveau schéma national de maintien de l'ordre (SNMO) sera présenté d'ici à novembre, a annoncé mardi Emmanuel Macron.
Le futur SMNO «permettra de consacrer la place et le rôle des journalistes mais d'imposer aussi à toutes les parties prenantes présentes dans une manifestation ou à l'issue d'une manifestation des règles qui vont avec ces situations exceptionnelles comme il se doit», a-t-il poursuivi.
Le Président a aussi dit vouloir «permettre à chaque fonctionnaire sur le terrain d’être doté d’une caméra individuelle» d’ici à la fin de 2022.
En réponse aux critiques visant l'IGPN et l'IGGN Emmanuel Macron a annoncé à Roubaix la mise en place d'«une instance de contrôle parlementaire des forces de l'ordre».
«Nous devons tendre à l'irréprochabilité [...] Quand il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées, quand on aime nos forces de l'ordre, on ne leur passe pas tout. Voilà pourquoi je proposerai aux présidents des chambres parlementaires que, sur le modèle de la délégation parlementaire au renseignement, soit créée une instance de contrôle parlementaire des forces de l'ordre qui pourra procéder à l'évaluation de leur action».

Une «simplification drastique» de la conduite des enquêtes

Puisque «les procédures sont trop longues», Emmanuel Macron a déclaré qu'il souhaitait une «simplification drastique» de la conduite des enquêtes. Pour accélérer les procédures, il a décidé que, dès le mois d'octobre, les forces de l'ordre pourraient distribuer des amendes forfaitaires (une sanction pénale qui est prononcée en dehors d'un procès) pour les occupations de halls d'immeubles par les dealers, et de terrains par les gens du voyage.
«Les délinquants jouent de nos lourdeurs», a expliqué M.Macron.
Emmanuel Macron a également annoncé qu’il serait possible de porter plainte en ligne dès 2023.
«Je souhaite que la plainte en ligne soit mise en œuvre dès 2023 et pas seulement la pré-plainte comme c’est le cas aujourd’hui», a-t-il déclaré. «Je souhaite que dans ce cadre un suivi soit possible pour les victimes avec des référents à qui s’adresser au sein des forces de l’ordre et des applications numériques dédiées».
Selon le chef de l’État, cela permettra aux «forces sur le terrain [...] de pouvoir suivre les affaires et leur progression».

«Polo modernisé» et calot au lieu de la casquette

Selon Emmanuel Macron, les policiers auront un nouveau «polo modernisé» et un calot au lieu de la casquette à partir du premier trimestre 2022.
Ce nouvel uniforme, fabriqué en France et élaboré après un appel aux écoles de mode et de design, fait partie «de la considération que nous vous devons», a dit le chef de l'État.
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