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Résolution européenne antirusse: «Certains se croient toujours au temps de la guerre froide»

© Sputnik . Natalia Seliverstova / Aller dans la banque de photosLe ministère russe des Affaires étrangères et le Kremlin
Le ministère russe des Affaires étrangères et le Kremlin - Sputnik France, 1920, 20.09.2021
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Les législatives en Russie avaient fait parler avant même le scrutin. Et ce grâce au Parlement européen. «Soucieux» de l’avenir du pays, il avait publié une résolution antirusse. Une «ingérence inacceptable», selon Moscou, un document «caricatural» pour Thierry Mariani.
«Le Parlement européen est désormais un appendice de la politique américaine», fustige d’emblée l’eurodéputé Thierry Mariani.
Parlement européen - Sputnik France, 1920, 16.09.2021
Quand le Parlement européen s’engage à aider la Russie à devenir une démocratie
Sans surprise, parmi les défenseurs farouches de ce texte non contraignant adopté le 16 septembre au Parlement européen, on retrouve l’eurodéputé lituanien Andrius Kubilius. Avant d’être nommé, il y a un an, rapporteur permanent du Parlement européen sur la Russie, l’ex-chef du gouvernement de Vilnius n’a jamais manqué une occasion de mettre la Russie au pilori.

Deux poids deux mesures à l’OSCE

Un vote et des déclarations, la veille même de l’ouverture du scrutin en Russie, qui n’avaient pas manqué de faire réagir Moscou. Face à la presse, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères avait dénoncé une «ingérence inacceptable dans les processus démocratiques nationaux russes.»
Observateur indépendant lors des élections russes, Thierry Mariani dénonce une «course à la résolution», à la surenchère, du côté de Bruxelles. «Cela devient caricatural», martèle-t-il. «Chaque résolution doit être plus dure que la précédente, même s’il ne s’est rien passé.»
L’ancien membre du gouvernement Fillon évoque notamment le rejet par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de la requête russe portant sur l’accueil d’une délégation restreinte d’observateurs internationaux.
«L’année dernière, à cause du Covid, les États-Unis ont demandé à l’OSCE de réduire l’importance de sa mission et l’OSCE a accepté. La Russie a fait exactement la même demande cette année et l’OSCE a refusé. C’est toujours le même double standard», accuse-t-il. «Cela permet à l’OSCE et aux organismes dits officiels de dénigrer l’élection avant même qu’elle ait eu lieu.»
Le palais impérial de la Hofburg à Vienne, siège du Conseil permanent de l'​OSCE (archive photo) - Sputnik France, 1920, 06.07.2021
La délégation russe quitte une réunion de l’OSCE pour s’opposer à des «tricheurs»
«Certains se croient toujours au temps de la guerre froide et font tout pour que cela continue», renchérit Thierry Mariani.
Lui qui a parcouru le continent eurasiatique, en tant que député des Français de l’étranger, a fait le déplacement en Russie indépendamment du Parlement européen afin d’observer la tenue d’un scrutin. Un vote qui à ses yeux se serait «passé de manière tout à fait classique et correcte».

L’Union européenne, «petit toutou» de Washington

L’ancienne tête de liste du Rassemblement national en PACA constate l’omniprésence des caméras de surveillance dans les bureaux de vote. Il a constaté l’ampleur de la campagne qui informait la population de la tenue du scrutin à la fois dans les médias et par voie d’affichage. «Ce qui n’a pas eu lieu en France lors des régionales.»
«Les Russes se moquent de l’attitude de l’Union européenne. Ils ont compris, désormais, que, lorsqu’ils discutent avec des interlocuteurs européens, en réalité, il faut discuter avec Washington et que, une fois l’accord conclu avec l’Amérique, l’Europe suivra tel un toutou», déplore l’eurodéputé.
Le parti au pouvoir, Russie unie, a remporté les élections législatives. Et ce malgré un recul par rapport au scrutin de 2016 (49,6% contre 54,20%). Cette baisse a surtout profité aux communistes. Ces derniers confirment leur position de deuxième force politique dans le pays, passant ainsi de 13,3 à 19,20%.
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