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Présidentielle 2022
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Éric Zemmour donné face à Emmanuel Macron au second tour selon un deuxième institut de sondage

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À six mois de la présidentielle, le quasi-candidat Éric Zemmour talonne de nouveau la candidate RN dans des enquêtes d’opinion. Après Harris, c’est l’institut de sondage Ipsos qui le place derrière Emmanuel Macron dans diverses hypothèses. Sa candidature n’inquiète pourtant pas Marine Le Pen qui juge son programme "marqué par un ultralibéralisme".
Alors qu’Éric Zemmour cristallise l’attention des médias et fait toujours durer le suspense quant à sa candidature pour la présidentielle, un deuxième institut de sondage place le polémiste au second tour de l’élection face à Emmanuel Macron.
Selon un sondage Ipsos réalisé du 7 au 13 octobre pour la Fondation Jean-Jaurès, le Cevipof et Le Monde, couvrant un échantillon plus large, à 16.228 sondés, que les enquêtes de Harris, le polémiste se qualifie pour le second tour dans les hypothèses Bertrand et Barnier et se place à égalité avec la candidate du RN dans celle de Valérie Pécresse.
Ainsi, dans l’hypothèse Xavier Bertrand (Les Républicains, LR), Éric Zemmour obtiendrait 16% en arrivant en deuxième position au premier tour après Emmanuel Macron avec ses 24%. Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) en troisième position est créditée de 15% des intentions de vote.
Dans le cas de la candidature de Valérie Pécresse chez LR, les intentions de vote pour Éric Zemmour et Marine Le Pen sont réparties de façon égale à 16%. Emmanuel Macron surfe toujours en tête (25,5%).
Dans l’hypothèse Michel Barnier, toujours chez LR, Éric Zemmour est encore donné autour de 16,5%, devançant Marine Le Pen (16%). Emmanuel Macron atteint cette fois les 26%.
Il s’agit du troisième sondage qui place Éric Zemmour au second tour de la présidentielle, devant Marine Le Pen. Ainsi, dans deux enquêtes Harris Interactive pour Challenges parues le 6 octobre et le 20 octobre, le polémiste bénéficiait de 17-18% des intentions de vote.

Le portait de l’électorat de Zemmour

Se basant sur les résultats de ce sondage, Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, et Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France, évoquent sur le site de la Fondation les caractéristiques de l’électorat d’Éric Zemmour, qui assure sa percée sondagière.
Premièrement, ils qualifient son électorat d’"idéologiquement très marqué". Ses électeurs qui se positionnent eux-mêmes à 65% comme "radicaux" ou "très radicaux" sont préoccupés par l’immigration (75%) et la délinquance (51%). 96% d’entre eux considèrent l’islam comme une menace pour la République et 98% se prononcent pour la fermeture plus serrée de la France sur le plan migratoire.
Deuxièmement, selon eux, "une partie de son électorat est solidement arrimée". 57% de ses électeurs estiment qu’il sera qualifié pour le second tour et élu. 83% d’entre eux considèrent qu’Éric Zemmour "a l’étoffe d’un Président de la République".
Troisièmement, Gilles Finchelstein et Brice Teinturier jugent son électorat "sociologiquement assez équilibré".

Un casse-tête pour Marine Le Pen?

Face à cette ascension rapide du polémiste, Marine Le Pen assure ne pas être inquiète, affirmant qu'Emmanuel Macron sera son "seul adversaire". Invitée le 19 octobre sur France 2 ce mardi matin, Marine Le Pen a souligné "une très grande différence qui existe entre lui et [elle]" reprochant au polémiste de défendre un programme "marqué par un ultralibéralisme".
Parmi les points de divergence, elle évoque notamment sa volonté de faire reculer l'âge de départ à la retraite qui "atteint notre système de protection sociale", ses paroles sur le manque d’activités dont fait preuve la France et ses intentions de mettre fin à la parité hommes-femmes pour privilégier le "mérite".
Face aux résultats des sondages, le maire de Béziers Robert Ménard prône quant à lui l’union entre Marine Le Pen et Éric Zemmour qui, selon lui, devrait conduire à la victoire à la présidentielle. "Marine ne gagnera pas sans Éric, Éric ne gagnera pas sans Marine", a déclaré le 17 octobre l’élu biterrois sur BFM TV. Une opinion qui n’est pas partagée par le polémiste lui-même.
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