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France

Dix policiers blessés, des journalistes visés par balles en Martinique

© Photo Pixabay / falcoFort-de-France, Martinique
Fort-de-France, Martinique - Sputnik France, 1920, 26.11.2021
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Dix policiers ont été blessés et quatre journalistes visés par balles à Fort-de-France dans le contexte des fortes tensions dues à l’introduction de l’obligation vaccinale en Martinique. 10 personnes ont été interpellées, selon le ministre de l'Intérieur.
En proie à une crise majeure, la Martinique a connu une autre nuit de violences urbaines sur fond de la contestation de l’obligation vaccinale accompagnée d’une grève générale.
Plusieurs incidents sont à signaler. Dix policiers ont été blessés à Fort-de-France ce vendredi, selon l’AFP relayant des propos de la police.

Agression de journalistes

Dans la nuit de jeudi à vendredi, quatre journalistes, dont un photographe de l'AFP et des reporters de BFM TV, ont été visés par des coups de feu à Fort-de-France.
Des hommes à moto ont tiré sur ces professionnels en train de filmer et de prendre des photos à bonne distance d'un barrage en feu, d’après l’AFP. Ils n'ont pas été blessés.

Tirs "totalement inacceptables"

Intervenant ce 26 novembre sur BFM TV, le porte-parole du gouvernement a dénoncé ces tirs "totalement inacceptables".

"Les personnes qui aujourd’hui sont dans des pillages, dans les agressions vis-à-vis de forces de l’ordre, des journalistes ou tout simplement d’autres Français, c’est inacceptable et il faut de la fermeté", a avancé Gabriel Attal.

Selon Gérald Darmanin, 10 personnes ont été interpellées dans la nuit de jeudi à vendredi. "Plusieurs policiers et gendarmes ont été blessés. Je leur apporte mon entier soutien. Tout est mis en œuvre pour retrouver les responsables", a-t-il indiqué sur Twitter concernant les tensions en Martinique mais également en Guadeloupe.

Couvre-feu instauré

En raison de la crise sociale la préfecture de la Martinique a instauré le 25 novembre un couvre-feu de 19h à 5h. Selon le préfet Stanislas Cazelles, 11 personnes ont été déjà interpellées, "plusieurs armes ont été saisies".

"Des groupes d’individus ont commis des dégradations et installé des barrages. Des actes de violence ont eu lieu à l’encontre des forces de sécurité et de la population", a indiqué la préfecture.

Le mouvement de protestation a débuté le 15 novembre, après l’appel intersyndical à la grève générale pour dénoncer l’obligation vaccinale, les suspensions de soignants non vaccinés, mais également la hausse des prix des carburants et du coût de la vie. Plusieurs barrages routiers ont été érigés. D’après le portail local d’information RadioCocotier, certains individus à l’origine de ces barrages extorquent de l’argent aux automobilistes pour qu’ils puissent passer.
Le 24 novembre les leaders syndicaux ont décidé de faire marche arrière et ont appelé à lever les blocages.

Les conséquences

Les barrages ont fortement impacté le fonctionnement des hôpitaux et écoles.

"Les blocages en place en Martinique pénalisent la prise en charge des patients et par conséquent met en jeu leur état de santé", a indiqué le 24 novembre le CHU de la Martinique dans un communiqué.

Ce vendredi 26 novembre l’accueil des élèves dans les écoles sera suspendu, selon la préfecture.
Pour calmer la situation, Jean Castex a annoncé le 22 novembre la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement" les professionnels concernés par l'obligation vaccinale. Olivier Véran a également évoqué son intention de trouver "une solution" aux personnes suspendues "parce qu'elles ne sont pas en conformité avec cette obligation vaccinale"..
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