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Une femme bénéficiant d’un dispositif de protection tuée par son ex en Seine-Saint-Denis

Seine-Saint-Denis - Sputnik France, 1920, 27.11.2021
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Une Française en possession d’un portable connecté à une ligne spéciale avec la police a été poignardée à mort en Seine-Saint-Denis. L’auteur des faits s’est rendu le soir même au commissariat.
Bénéficiant du programme "femme en danger", une résidente d’Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, âgée de 44 ans, a été tuée à son domicile par son compagnon qui venait d’être libéré de prison.
Selon Le Parisien, l’homme de 51 ans, condamné en juillet dernier à un an de prison dont six mois ferme pour des violences conjugales sur la même victime, s’est rendu chez son ex malgré l’interdiction de l’approcher. Sur place, il lui aurait tiré dessus avec un pistolet à impulsion électrique avant de la poignarder.
Dans un communiqué diffusé ce samedi 27 novembre, le parquet de Bobigny indique que les deux filles du couple, âgées de cinq et 14 ans, n’ont pas assisté à la scène et ont été prises en charge par le protocole féminicide mis en place en Seine-Saint-Denis. L’auteur des faits s’est rendu le soir même au commissariat et a été placé en garde à vue.
Une enquête pour meurtre a été confiée aux enquêteurs de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Les investigations "se poursuivent pour déterminer les circonstances du drame", précise le procureur de la République.

Bouton d’appel d’urgence

La femme, en tant que bénéficiaire du dispositif "femmes en très grand danger", était en possession depuis juillet d’un téléphone portable qui disposait d’un bouton d’appel d’urgence déjà programmé.
La Seine-Saint-Denis est le premier département français à avoir expérimenté dès 2009 ce dispositif, maintenant étendu à l’ensemble du pays.
Le parquet précise que la victime l’avait déjà déclenché le 5 octobre, quand l’homme s’était trouvé en bas de chez elle. En conséquence, une partie du sursis du quinquagénaire avait été révoquée et il était retourné en prison avant d’être de nouveau libéré le 17 novembre, moins de 10 jours avant le drame.
D’après les estimations du ministère français de l’Intérieur, 146 femmes ont été victimes de féminicides conjugaux en 2019, et 102 en 2020.
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