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Un homme fait du porte-à-porte pour trouver et égorger le maire de Poissy

© Sputnik . Oxana BobrovitchPolice nationale
Police nationale - Sputnik France, 1920, 02.12.2021
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Un homme a été interpellé devant l’hôtel de ville de Poissy après avoir vainement cherché à atteindre le maire. Sur CNews, l’édile a dénoncé les menaces qui pèsent de plus en plus sur les élus locaux.
Alors que l’Association des maires de France (AMF) souhaite désormais se porter partie civile dans les affaires d’agression d’élus, un fait divers a remis le sujet en lumière.
À Poissy, un homme a été arrêté après avoir voulu s’en prendre au maire Karl Olive.
Après une série de mails menaçants, l’individu a voulu passer à l’acte. Il a arpenté les rues de la ville en pleine nuit pour trouver l’édile. Finalement interpellé, il aurait avoué vouloir égorger sa cible.
"Il s’est retrouvé dehors à 2h du matin, à faire les habitations les unes après les autres pour me trouver. Il a terminé au petit matin devant l’hôtel de ville. Les forces de police l’ont interpellé et dans l’ambulance il a dit qu’il était là pour m’égorger", rapporte Karl Olive à CNews.
Sur Franceinfo, l’édile a ajouté que l’individu l’avait également menacé de décapitation dans plusieurs mails. Il racontait vouloir l’attendre en forêt de Saint-Germain-en-Laye, où l’élu a pour habitude de courir.
L’Association des maires de France a apporté son soutien au maire de Poissy sur Twitter et appelé la justice à sévir.
https://twitter.com/l_amf/status/1466277444713910274
Le domicile de Karl Olive a finalement été placé sous surveillance. Le maire songe à porter plainte, même si l’individu est pour l’heure présenté comme un déséquilibré.

Flambées des menaces et des agressions

Les élus locaux sont fréquemment ciblés par des menaces, voire des violences.
Le 24 novembre, le maire de Briançon (Hautes-Alpes) a vu sa voiture incendiée juste devant son domicile. La piste des représailles de dealers après une intervention de police a été évoquée. L’incident a provoqué un tollé dans la classe politique. Le Premier ministre a dénoncé des "actes inqualifiables" ne devant pas rester "impunis".
À l’échelon supérieur, les parlementaires ne sont pas non plus épargnés. Fin novembre, le député Rémy Rebeyrotte (LREM) a jeté un pavé dans la mare, révélant que 20 de ses collègues avaient été menacés de décapitation. D’autres parlementaires ont récemment reçu des courriers d’intimidations, accompagnés de balles de fusil.
Sur le terrain, des permanences de députés ont également été dégradées, notamment au plus fort la crise sanitaire.
Début novembre, l’AMF et l’association France victimes avait d’ailleurs mis en place une collaboration pour venir en aide aux élus locaux victimes de violences verbales ou physiques.
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