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Covid-19

L’Omicron "est partout", constate un virologue français

© AFP 2021 LIONEL BONAVENTUREOmicron
Omicron - Sputnik France, 1920, 05.12.2021
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Alors que 12 cas de l’Omicron, jugé plus contagieux que le Delta, et qui est désormais "partout", ont été détectés en France, une flambée des cas dus à ce variant est à attendre en février ou mars, a estimé, dans un entretien au JDD, le virologue Bruno Lina. Un point de vue partagé par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.
Dans un contexte où le variant Omicron gagne du terrain sur la planète entière et que 12 cas ont été confirmés en France vendredi sur 109 en Europe, le "Delta est toujours ultra-dominant avec environ 99% des séquences", a indiqué au Journal du Dimanche (JDD) le virologue Bruno Lina, membre du conseil scientifique. Mais l’Omicron "est partout".
Selon lui, tous les cas détectés dans l'Hexagone "sont des cas d'importation mais ça va probablement changer". Les résultats de l'avant-dernière enquête flash sur les variants, réalisée de manière hebdomadaire et qui seront publiés en début de semaine, devraient montrer que, la semaine précédant l'alerte sur l’Omicron du 25 novembre, celui-ci n'était pas encore présent, a précisé le scientifique.

À quand une flambée due à l’Omicron?

Le variant Omicron "sera peut-être une menace en février, mars ou pour Pâques". En revanche, pour les fêtes de fin d'année, le problème reste le Delta avec un pic attendu pour début janvier, prédit le virologue. Et d'ajouter que les vaccins actuels "sont très efficaces contre le Delta", avec l'immunité stérilisante qui remonte à 90% après la troisième dose. Il s'agit de celle au niveau du nez et de la bouche, qui permet de limiter la transmission du virus.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) basé à Stockholm confirme ces prévisions. Grâce à des modèles mathématiques, l'ECDC a conclu que l’"Omicron pourrait causer plus de la moitié des infections provoquées par le virus SARS-CoV-2 dans l'Union européenne d'ici les tout prochains mois", selon un communiqué du 2 décembre. Les données préliminaires suggèrent qu’il "peut avoir un avantage substantiel" sur le variant Delta, jusqu'ici dominant.
L'Afrique du Sud était, avant l'arrivée de ce variant, "dans un creux épidémique avec une incidence très basse, de l'ordre de cinq nouveaux cas par jour pour 100.000 habitants". Il sera important d'observer comment cette nouvelle souche va se comporter par rapport au Delta et évaluer son potentiel de diffusion, "mais tout ça va prendre du temps", a noté le virologue en commentant pour le JDD une étude sud-africaine prépubliée sur Internet suggérant que l’Omicron serait deux fois plus contagieux.

La vaccination protège-t-elle?

Par ailleurs, Bruno Lina "reste très prudent" sur les données préliminaires collectées par des chercheurs israéliens, d'après lesquelles l’Omicron ne remet pas en question l'efficacité des vaccins.
Un scepticisme partagé également par l'ECDC. Ainsi, dans son rapport, elle note: "La présence de multiples mutations dans la protéine de pointe du variant Omicron indique une forte probabilité de réduction de l'activité neutralisante par les anticorps induits par une infection ou une vaccination". Ces soupçons nécessiteront de nombreuses analyses en laboratoire, soulignent les spécialistes.
Face à cela, un effort collectif est nécessaire, sinon "il se pourrait que les hôpitaux ne tiennent pas le choc", avertit Bruno Lina. Pour minimiser l'impact de la cinquième vague et retarder l'arrivée de l’Omicron, "une somme de petites actions simples" est nécessaire. Il a ainsi cité le port du masque, l'aération, l'utilisation de gel hydroalcoolique, la pratique du télétravail dans les semaines précédant les fêtes et les mesures de distanciation.
Ces gestes barrières "sont très efficaces" dans une population massivement vaccinée et d'après de récentes études, "le schéma à trois doses offre de très bons niveaux de protection et peut freiner la diffusion du virus".
"La vaccination offre non seulement une protection individuelle mais une protection collective", a tenu à souligner M. Lina.

Le variant B.1.640

Qui plus est, un autre variant, le B.1.640, détecté pour la première fois au Congo en septembre, est surveillé en France depuis trois à quatre semaines, a rappelé l'expert. Il a lui aussi un potentiel de transmission important et porte beaucoup de mutations, mais les tests en laboratoire effectués par l'Institut Pasteur seront probablement rassurants, a-t-il ajouté.
Le tout premier cas de B.1.640 apparu en Bretagne aurait été importé par un voyageur de retour du continent africain. Des séquences portant ce variant ont également été détectées une fois en Italie, aux Pays-Bas, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis, relate L'Express.
Santé publique France et le CNR, cités par le média, se montrent pareillement rassurants: "Les données épidémiologiques montrent l'absence de diffusion importante ou de progression en France ou à l'international".
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