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Des scientifiques dressent le portrait de l’animal volant le plus grand jamais connu

CC BY 3.0 / Johnson Mortimer / Life restoration of QuetzalcoatlusVue d'artiste d'un Quetzalcoatlus.
Vue d'artiste d'un Quetzalcoatlus. - Sputnik France, 1920, 09.12.2021
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Après plusieurs années de recherche, des scientifiques américains ont avancé en marge d’une étude une hypothèse capable d’expliquer comment le ptérosaure Quetzalcoatlus pouvait décoller malgré sa taille surprenante et une envergure de plus de 10 mètres.
Dès leur découverte en 1971, dans le parc national Big Bend, au Texas, des fossiles de ce spécimen de ptérosaure avaient intrigué les paléontologues, car leur taille suggérait qu’il s’agissait d’un reptile avec une envergure de plus de 10 mètres, faisant de lui l’animal volant le plus grand jamais connu.
Le reptile avait alors été baptisé Quetzalcoatlus northropi d'après le dieu aztèque Quetzalcoatl, l’incarnation du serpent à plumes, et a été classé parmi les ptérosaures de la famille des Azhdarchidae, du nom persan "ajdar", désignant un "dragon".

Sa manière de décoller

Les discussions principales portaient sur la façon dont ce ptérosaure décollait, vu sa taille importante. Si certains ont pensé qu'il basculait vers l'avant sur le bout de ses ailes comme une chauve-souris vampire, d’autres ont imaginé qu’il prenait de la vitesse en courant et en battant des ailes comme un albatros. Enfin, d’autres scientifiques refusaient même de croire qu’il puisse voler par principe.
Les résultats des recherches de ces dernières années, publiées récemment dans la revue Memoir de la Société de paléontologie des vertébrés, suggèrent qu’avant de décoller, l’animal sautait probablement de plus de deux mètres tout en battant des ailes.
"C'est peut-être la meilleure option pour décoller, même si cela dépend d'une puissance suffisante des pattes", explique le paléontologue Kevin Padian de l’université de Californie.
Quant aux autres hypothèses, une étude approfondie de quelques centaines de fossiles appartenant à des spécimens plus petits de Quetzalcoatlus montre que ces ptérosaures ne pouvaient pas utiliser leurs ailes pour se propulser comme le font actuellement certaines chauves-souris.
Avec des pattes d’environ un mètre, l’animal ne pouvait incliner ses ailes que d’environ 40 degrés sous l'horizontale avant qu'elles ne touchent le sol. Il ne pouvait donc pas décoller en courant.
Enfin, souligne M.Padian, ces ptérosaures avaient d'énormes sternums, les os auxquels se fixent les muscles permettant de voler, ce qui ne laisse aucun doute sur le fait qu'"ils étaient de formidables voleurs".

Un cou sophistiqué

Une autre étude consacrée aux ptérosaures de la famille des Azhdarchidae et rapportée en avril 2021 par l’AFP a montré que l'intérieur de la colonne vertébrale de ces animaux abritait une structure interne sophistiquée ce qui leur permettait de supporter le poids d’un cou qui pouvait mesurer jusqu'à trois mètres de long, soit plus que celui d'une girafe.
Les paléontologues ont alors établi que ce cou avait des os fins nommés trabécules, disposés en rayons et se croisant les uns et les autres, à l'instar d'une roue de vélo. Les rayons étaient également disposés dans la longueur de la vertèbre, lui donnant une apparence d'hélice et ajoutant plus de robustesse à la structure. Les calculs ont notamment montré qu'avec seulement une cinquantaine de ces os en forme de rayons, le poids que les ptérosaures pouvaient supporter était augmenté de 90%.
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