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Face au pass vaccinal, Marion Maréchal a peur de "la mort à pas feutré de l’État de droit" en France

© AP Photo / Jacquelyn MartinMarion Maréchal
Marion Maréchal - Sputnik France, 1920, 08.01.2022
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Une nouvelle charge de Marion Maréchal contre la gestion de la crise sanitaire par les autorités. Cette fois, partant de la promesse du Président d’"emmerder les non-vaccinés", la directrice de l’ISSEP a estimé que l’État de droit risque d’être la dernière victime de l’épidémie du Covid-19 en France.
Connue pour ses critiques des mesures sanitaires que le gouvernement entreprend face à la crise du Covid-19, Marion Maréchal a écrit une tribune, publiée sur son site, dans laquelle elle analyse la dernière interview d’Emmanuel Macron et notamment ses propos sur ceux qui refusent de se faire vacciner.
La nièce de Marine Le Pen estime qu’avec sa phrase "un irresponsable n’est plus un citoyen", le Président a institué "une nouvelle forme de sanction" à l’égard des Français non-vaccines. Il s’agit, selon elle, d’une forme "sociale" de la déchéance de nationalité qui fait de ces personnes les "bouc-émissaires" d’une "société hypocondriaque et hygiéniste". Elle rappelle qu’auparavant Emmanuel Macron avait rejeté l’idée de déchoir de leur nationalité les terroristes islamistes.
La cofondatrice de l'ISSEP craint que la stratégie d’"emmerder" les non-vaccinés puisse aller jusqu’à leur interdire d’accéder aux bureaux de vote. Elle précise que "l’amendement prévoyant d’écarter cette hypothèse fut rejeté par le gouvernement lors des débats parlementaires".

L’État de droit en grand danger

Dans le même temps, elle met en garde contre "un mal plus profond et durable" qui est "la mort à pas feutré de l’État de droit" qui doit "protéger le citoyen de l’arbitraire". Dans l’idéal, souligne-t-elle, il s’agit du système qui "implique l’égalité des sujets de droit, la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice".
Or, la séparation des pouvoirs est "un artifice" "depuis longtemps" en France, constate Mme Maréchal:
"Rien de surprenant donc à ce que l’Assemblée reste la chambre d’enregistrement servile de l’Élysée, mais, que reste-t-il de cet État de droit quand les juges valident sans sourciller toutes les décisions ou presque de l’exécutif par le biais de contorsions juridiques et intellectuelles surprenantes?", se demande-t-elle.
À titre d’exemple, elle cite les avis du Conseil d’État datés du 19 juillet et du 22 décembre qui sont, selon elle, "contradictoires", car si, dans le premier, la Cour suprême demande que le pass sanitaire ne serve pas d’outil d’incitation à la vaccination, il estime, dans le deuxième, que le passe vaccinal pourrait jouer le rôle d’un tel outil. Il précise notamment que "cet objectif indirect" de la mesure "s’inscrit dans l’objectif à valeur constitutionnelle de protection de la santé" du fait de la diffusion du variant Omicron.
Celle qui fut la plus jeune députée de l’histoire pointe le fait que ce dernier avis du Conseil d’État intervenait après la déclaration d’Olivier Véran du 18 décembre, assumant publiquement que le passage du pass sanitaire au pass vaccinal était une "forme déguisée d’obligation vaccinale".
En outre, Mme Maréchal accuse Emmanuel Macron de violer la résolution 2361 du Parlement européen qui appelle entre autres à ce "que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné". Tout cela la pousse à penser que l’État de droit pourrait être la "dernière victime et non des moindres" du Covid-19.

Ses critiques précédentes

Fin décembre, dans une interview à Valeurs actuelles, Mme Maréchal avait déjà blâmé les autorités pour leur gestion incohérente de la crise sanitaire et pour avoir élevé "le mensonge en doctrine d’État". Elle a supposé qu’elles avaient eu "l’intention dès le départ d’imposer la vaccination à toute la population" et, "étape par étape", "rendre l’inacceptable acceptable", alors qu’il y a un an Emmanuel Macron "s’engageait solennellement à ce qu’il n’y ait pas d’obligation vaccinale".
En juillet dernier, toujours dans un entretien à Valeurs actuelles, elle s’était montrée "résolument opposée" à l’instauration du pass sanitaire et avait dit craindre l’avènement d’une "société de défiance et de contrôle" où "la culpabilisation et la délation" deviendraient la norme.
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