- Sputnik France, 1920, 12.01.2022
Garanties de sécurité
Des consultations entre la Russie et les États-Unis et la Russie et l'Otan consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité se sont déroulées en janvier 2022 à Genève et Bruxelles.

Les 18 scénarios US pour "infliger" à la Russie une "douleur très aiguë très rapidement"

© AP Photo / Evan VucciLa Maison Blanche, image d'illustration
La Maison Blanche, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 15.01.2022
La Maison-Blanche a préparé 18 scénarios pour punir la Russie en cas d’agression contre l’Ukraine, selon le département d’État américain. De nouvelles sanctions européennes pourraient cependant différer des restrictions envisagées par Washington.
Selon la nature d’une hypothétique agression de la Russie contre l’Ukraine, les États-Unis seraient prêts à imposer une des variantes de sanctions élaborées par l’administration de Joe Biden, a annoncé au Financial Times la sous-secrétaire d’État pour les Affaires politiques, Victoria Nuland.
Victoria Nuland a mis en avant que l’effet de ces mesures serait pénible pour Moscou.
"Je ne vais pas donner un aperçu des 18 scénarios différents... Je dirais simplement que notre engagement et la conversation que nous avons avec nos alliés consistent à infliger une douleur très aiguë très rapidement, si la Russie passe à l’action [contre l’Ukraine, ndlr] sous quelque forme que ce soit", a-t-elle lancé, selon le Financial Times.
D’après Mme Nuland, les États-Unis essayent cependant de "comprendre" les risques des pays européens relatifs aux sanctions contre la Russie pour "construire ce paquet qui partage le fardeau aussi équitablement que possible et que les gens sont prêts à mettre en œuvre".
Dans ce contexte, la sous-secrétaire d’État a suggéré que les sanctions américaines et européennes ne soient pas "identiques".
"Parfois, il y a des choses que l’Europe peut faire qui sont plus difficiles pour nous et parfois c’est l’inverse", a-t-elle confié au Financial Times.

Consultations sur les garanties de sécurité

La responsable américaine a également touché le sujet de la première série de consultations sur les garanties de sécurité réciproques en Europe entre la Russie et l’Otan.
"Tout ce que nous avons fait jusqu’à présent, c’est s’écouter les uns les autres. Nous n’avons pas entamé le genre de consultations que nous aurions à avoir pour essayer de parvenir à des accords, en particulier s’ils [les Russes, ndlr] veulent que ces accords aient force obligatoire. Nous aurions donc besoin de plus de temps", a-t-elle relaté.
Et d’ajouter que du point de vue américain, la porte d’une solution diplomatique était toujours ouverte et que Washington travaillait sur des réponses écrites aux responsables russes.
"Nous voulons continuer à parler. Nous pensons que cela doit être fait sur la base de la réciprocité - à savoir, ils [les Russes, ndlr] vont avoir des griefs, mais nous avons aussi des préoccupations", a déclaré au média Victoria Nuland.
Le 17 décembre 2021, Moscou avait présenté des projets d’ententes avec les États-Unis et avec l’Otan contenant, entre autres, des clauses sur les garanties de sécurité et le non-déploiement de missiles de courte et moyenne portée à distance de tir de l’autre partie. Aux termes de l’accord, l’Otan devrait renoncer à s’élargir à l’est, et notamment à intégrer les anciennes Républiques soviétiques.
La première série de consultations sur ces propositions a eu lieu le 10 janvier à Genève, le 12 janvier au siège de l’Otan à Bruxelles et le 13 janvier au siège du conseil permanent de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne.
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