Palais de l'Elysée  - Sputnik France, 1920, 21.09.2021
Présidentielle 2022
La prochaine élection présidentielle française va se dérouler du 10 au 24 avril 2022.

Pécresse, Zemmour et Le Pen dans un mouchoir de poche, selon un récent sondage

© AFP 2022 CHRISTIAN HARTMANNEmmanuel Macron vote pour les élections régionales
Emmanuel Macron vote pour les élections régionales - Sputnik France, 1920, 19.01.2022
Les écarts se resserrent entre les principaux candidats à la prochaine présidentielle en France. Valérie Pécresse recule concernant les intentions de vote, selon un récent sondage de Cluster17. L’indécision règne également quant à l’obtention des parrainages.
À un peu moins de trois mois de l’élection présidentielle, les principaux candidats semblent au coude-à-coude pour se frayer un chemin vers le second tour. C’est en tout cas l’enseignement à tirer d’un récent sondage publié par l’institut Cluster17.
Selon ce baromètre, Valérie Pécresse serait la grande perdante de ces premières semaines de janvier. Elle recule en effet de 5 points depuis le 23 décembre, avec désormais 13% d’intentions de vote au premier tour.
Il faut dire que la candidate LR a enchaîné les polémiques depuis sa victoire à la primaire de son parti, entre éléments de langage empruntés à Nicolas Sarkozy et bourdes parsemant ses discours de campagne.
La dégringolade de la présidente de la région Île-de-France la place désormais derrière Éric Zemmour (14%) et Marine Le Pen (14,5%). Ces derniers font sans surprise le plein chez les sondés se présentant comme "identitaires", "sociaux-patriotes" ou "anti-assistanat".
Mais l’ex-présidente du RN séduit plus du côté des "eurosceptiques" et des "réfractaires", catégories populaires qu’Éric Zemmour peinent encore à convaincre, selon Cluster17.
"En insistant sur son discours réfractaire, social et protectionniste, Marine Le Pen conserve le soutien de cet électorat qui adhère à ses idées depuis longtemps. C’est un électorat solide qu’il sera difficile de lui disputer", explique ainsi l’institut en marge de son enquête.
Emmanuel Macron continue pour sa part de faire la course en tête, avec 22,5% d’intentions de vote. Alors qu’à gauche, seul Jean-Luc Mélenchon émerge (12,5%), loin devant une Christiane Taubira qui entretient le suspense sur sa candidature (5,5%) et une Anne Hidalgo complètement à la dérive (2%).

Des parrainages incertains

Il n’y a cependant pas que dans les sondages que l’indécision règne, puisque plusieurs candidats, pressentis pour jouer les premiers rôles, peinent encore à rassembler le nombre de parrainages requis. Éric Zemmour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont ainsi déclaré avoir des difficultés pour récolter les 500 précieuses signatures, nécessaires à leur véritable entrée en lice.
Récemment, des voix se sont d’ailleurs élevées pour tenter de remettre à plat ce système de parrainage par les élus locaux, en rétablissant par exemple l’anonymat des parrains, supprimé en 2016.
D’autres initiatives plus insolites ont également vu le jour, comme dans le Var, où un maire sans couleur politique a proposé à ses administrés de voter eux-mêmes pour le candidat qu’il devrait soutenir.
D’autres au contraire semblent soutenir le système actuel. Ce 9 janvier, Anne Hidalgo avait notamment raillé les difficultés de Marine Le Pen et Éric Zemmour à obtenir leurs signatures, déclarant que cela signifiait tout bonnement qu’ils ne "méritaient pas de participer" à la prochaine présidentielle.
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