"Cela va crescendo": Christophe Castaner commente les violences visant les élus

© AFP 2022 GUILLAUME SOUVANTChristophe Castaner
Christophe Castaner - Sputnik France, 1920, 20.01.2022
Face à la multiplication des cas de violence, avec 60 élus visés depuis le début de l’année, Christophe Castaner a souligné l’importance de réagir à l’augmentation des menaces de mort qui, selon lui, ne feront reculer personne dans sa majorité.
Les menaces contre les élus persistent en marge du vote du texte de loi sur le pass vaccinal. S'exprimant sur BFM TV mercredi 19 janvier, Christophe Castaner a constaté "une montée en puissance" des violences à l’égard des parlementaires.
"Cela va crescendo. À la fois les députés sont visés depuis quelques jours et les collaborateurs des députés sont visés", souligne le président du groupe LREM à l’Assemblée, évoquant les cas de deux élus du parti ayant "reçu à leur domicile une enveloppe avec des balles sur les dernières 24h".

"On voit bien qu'on a un niveau de violence qui monte", résume-t-il.

Selon Castaner, à chaque fois des plaintes sont déposées par les députés concernés et "elles doivent l'être systématiquement". "Nous devons réagir", insiste-t-il.

"Une chose est sûre: personne ne reculera dans ma majorité face aux menaces", conclut-il.

Élus visés par des menaces de mort

Les violences et agressions envers les élus se multiplient en marge des débats sur le pass vaccinal sur lequel le Conseil constitutionnel doit se prononcer le 21 janvier après le feu vert du Parlement. Sur Franceinfo, Sonia Fibleuil, porte-parole de la police nationale, lie le début de cette tendance à la hausse à la période de mise en place du pass sanitaire dès juillet dernier.
Plus récemment, le 17 janvier. François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher, a reçu à sa permanence de Bourges un courrier accompagné de poudre noire et de plomb.
Le ministère de l'Intérieur a fait part d’une hausse de 47% des violences au cours des onze premiers mois de 2021. Au total, 162 parlementaires et 605 maires ou adjoints ont été visés l’an dernier. Depuis le début de l’année, 60 élus ont été menacés, rapportait le 11 janvier sur RTL Gérald Darmanin.
Selon le ministre de l’Intérieur, plus de 300 plaintes ont été déposées par des élus ces six derniers mois, et sur la même période une quinzaine de personnes ont été interpellées.
Plusieurs mesures ont été introduites pour contrer ces menaces, notamment l'inscription des adresses des permanences et des domiciles des élus dans le fichier Sécurisation des interventions et protection (SIP), sur demande des élus.
Dans un télégramme adressé le 29 décembre aux préfets, Gérald Darmanin demandait de renforcer la protection des élus. En outre, la porte-parole de la police nationale a annoncé sur Franceinfo que les élus seront davantage accompagnés vers les dépôts de plainte et qu’une sensibilisation des parlementaires à la gestion du conflit a été mise en place avec des négociateurs du Raid.
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