Aux Jeux de Pékin, les ébats ne sont pas recommandés mais des préservatifs sont disponibles

© Sputnik . Anna Ratkoglo / Aller dans la banque de photosJO 2022 à Pékin
JO 2022 à Pékin - Sputnik France, 1920, 26.01.2022
Les organisateurs des Jeux olympiques à Pékin ont prévenu que les mesures sanitaires en vigueur contre le Covid-19 devaient être respectées. Dans le même temps, des préservatifs seront mis à disposition des participants.
Malgré la pandémie, la tradition sera respectée: les athlètes participant aux Jeux olympiques de Pékin recevront gratuitement des préservatifs comme lors des éditions précédentes, rapporte Reuters.

Les organisateurs ont assuré par mail à l’agence de presse britannique le 25 janvier que "toutes les unités liées aux Jeux olympiques fourniront gratuitement des quantités appropriées de préservatifs au moment opportun aux personnes qui se sont enregistrées pour rester au courant".

Ils n’ont cependant donné aucune précision quant à la quantité de protections qui seront distribuées pendant la compétition.

Les premiers journalistes arrivés sur les lieux ont découvert cinq préservatifs dans leur chambre. Un de chaque couleur des anneaux olympiques. L'emballage représente des lanternes chinoises traditionnelles.

Dans le même temps, le comité d’organisation rappelle dans son manuel sur les mesures contre le Covid-19 pour le personnel des Jeux -qu’a pu consulter Reuters- que les athlètes sont invités à minimiser les interactions physiques telles que les câlins, les high-fives et les poignées de main et à maintenir une distance sociale d'au moins deux mètres avec les autres concurrents.

Une tradition olympique

Des préservatifs ont été offerts pour la première fois aux sportifs lors des Jeux olympiques de Séoul, en 1988. Ainsi, 8.500 pièces y avaient été distribuées gratuitement. Le CIO souhaitait attirer l'attention du public sur la question du VIH et du SIDA.
En 1992, 30.000 exemplaires ont été gracieusement fournis par lots de trois aux athlètes, et pour moins de deux dollars aux autres personnes présentes, affirmait le New York Times le 5 février 1992.

Lors des JO de Sydney, en 2000, 70.000 préservatifs ont été commandés par les organisateurs qui ont été pris de court et ont dû en commander en urgence 20.000 supplémentaires.
Par la suite, la question est devenue un enjeu marketing. En 2004, lors des Jeux d’été à Athènes, le fabricant Durex a fait don de prophylactiques ainsi que de 30.000 sachets de lubrifiants. Ceci afin d’"adoucir les performances des sportifs d'élite du monde dans l'arène et sous les couvertures", a-t-il déclaré dans un communiqué.

En 2008, 100.000 pièces ont été distribuées lors de l’édition estivale de Pékin. Avec une nouveauté originale: sur l’emballage, le slogan des JO "Plus vite, plus haut, plus fort" y figurait.
En 2016, lors des Jeux de Rio, le record est établi avec 450.000 exemplaires dont 100.000 destinés aux femmes, une première.

L’an dernier à Tokyo, 160.000 petits capuchons de caoutchouc représentant les symboles des Jeux ont été distribués. Cependant, les concurrents ont été avisés de ne pas les utiliser au Japon, mais de les ramener chez eux comme souvenirs.

Du sexe et des jeux


L’ex-athlète allemande Susan Tiedkte, qui a participé aux éditions de 1992 et 2000, a expliqué à Bild en juillet 2021 sa position sur la recommandation faite aux participants de s’abstenir de câlins.
"C’est une décision risible pour moi, ça ne marche pas du tout. Le sexe est toujours un problème dans le village olympique."
L'ancienne sauteuse en longueur qui lors de l’édition de Barcelone en 1992, a rencontré son désormais ex-mari Joe Green, concourant également dans la même discipline, a ensuite expliqué pourquoi ces pratiques subsistaient.,

"Les athlètes sont à leur apogée physique aux Jeux Olympiques. Une fois la compétition terminée, ils veulent libérer leur énergie."
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