- Sputnik France, 1920, 12.01.2022
Garanties de sécurité
Des consultations entre la Russie et les États-Unis et la Russie et l'Otan consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité se sont déroulées en janvier 2022 à Genève et Bruxelles.

Bruno Le Maire appelle l'Europe à ne pas se laisser "entraîner par les Américains" sur Nord Stream 2

© Sputnik . Ilya Pitalev / Aller dans la banque de photosNord Stream 2
Nord Stream 2 - Sputnik France, 1920, 08.02.2022
Après que Joe Biden a menacé de "mettre fin" au gazoduc Nord Stream 2 en cas d’agression russe contre l’Ukraine, Bruno Le Maire a estimé que les Européens devaient défendre leurs intérêts énergétiques et ne pas se laisser entraîner par Washington.
Lundi 7 février alors que Vladimir Poutine et Emmanuel Macron discutaient des questions de sécurité européenne à Moscou, Joe Biden a accueilli à la Maison-Blanche le chancelier allemand Olaf Scholz. Cependant, si le Président russe a souligné que Moscou cherchait "des compromis qui conviennent à chacun", son homologue américain a préféré la voie des ultimatums.
Évoquant de nouveau la prétendue menace russe face à l’Ukraine, Joe Biden a menacé de "mettre fin" au gazoduc Nord Stream 2 qui doit relier la Russie à l'Allemagne. "Je vous promets que nous serons en mesure de le faire", a-t-il souligné.
Une telle prise de position n’a pas été appréciée par Bruno Le Maire, pour qui "la seule voie est celle du dialogue". Selon lui, "les Américains n’auront pas à supporter les mêmes conséquences d’un conflit en Ukraine que les Européens, notamment du point de vue du prix de l’énergie".
"L'escalade du conflit aboutirait à une nouvelle flambée des prix du gaz et de l'électricité, c'est tout ce que nous voulons éviter", a-t-il souligné.

Les intérêts des Européens

D’après le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, il faut pouvoir dire "aux alliés américains de la manière la plus claire" que les Européens ont des intérêts différents et que la voie qu’ils privilégient "n’est pas celle de l’affrontement, n’est pas celle de la menace mais celle du dialogue et de la désescalade".
"Ne nous laissons pas entraîner par les Américains sur une position qui ne serait pas celle des Européens. Nous avons des intérêts différents dans cette crise ukrainienne", a-t-il insisté.

Berlin prend ses distances

Quant à Olaf Scholz, d’après CNN, sa visite à Washington a révélé "un fossé distinct" entre lui et Biden sur le sujet du pipeline. Si ce dernier a clairement indiqué que tout stopperait si "la Russie envahissait l'Ukraine", le nouveau chancelier a refusé de développer le sujet lors de la conférence de presse. Au micro de CNN, il a répété son engagement à rester aligné avec les États-Unis, mais encore une fois, il n'a pas clarifié ses intentions sur le Nord Stream 2.
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