Le virus de Marburg tue un enfant au Ghana

Stéthoscope - Sputnik Afrique, 1920, 02.08.2022
L'Organisation mondiale de la santé a constaté, au Ghana, la mort d'un enfant touché par le virulent virus de Marburg, semblable à celui d’Ebola. Cela porte à trois le nombre de décès dus à cette maladie dans le pays. Le virus avait déjà été recensé l'année dernière en Guinée.
Un enfant ghanéen qui avait contracté le très infectieux virus de Marburg, une fièvre hémorragique presque aussi meurtrière qu'Ebola, est décédé, a annoncé mardi le Dr Soce Ibrahima Fall, sous-directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) chargé des interventions dans les situations d’urgence.
Ce décès porte à trois le nombre de morts dues à cette maladie dans le pays. Le Ghana a enregistré son tout premier cas le mois dernier. Les deux cas précédents présentaient tous deux des symptômes comme la diarrhée, la fièvre, les nausées et les vomissements, et ils sont morts à l'hôpital, avait fait savoir l'OMS.
Des tests supplémentaires doivent encore être effectués sur un quatrième cas suspect, selon Soce Fall. Le responsable n'a pas révélé le sexe ou l'âge de l'enfant mais, d'après lui, les personnes touchées étaient de la même famille. Son père et son frère étaient morts du même virus, mais sa mère, également touchée, est en vie et en convalescence, selon le ministère ghanéen de la Santé.

L'épidémie se propage?

Le Ghana est le deuxième pays d'Afrique de l'Ouest à avoir été touché par l'épidémie. Le tout premier cas de ce virus virulent dans la région a été détecté l'année dernière en Guinée.
Pour sa part, le ministre togolais de la Santé Moustafa Mijiyawa a appelé mardi dans un communiqué à une "vigilance accrue" face à la présence du virus Marburg en Afrique de l'Ouest, relate MAP. Le ministre a dit avoir pris une série de dispositions dont le renforcement de la surveillance épidémiologique à travers l'alerte précoce, la notification et les investigations.

Le virus de Marburg

Le virus est transmis aux humains par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec des fluides corporels, des surfaces et des matériaux, selon l'OMS.
Il a été détecté pour la première fois en 1967, lorsque des épidémies de fièvre hémorragique se sont produites simultanément dans des laboratoires de Marburg et de Francfort en Allemagne, et à Belgrade, dans l'actuelle Serbie, avec des cas liés à des singes verts africains importés d'Ouganda. D'autres cas ont depuis été découverts en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud et en Ouganda, selon les données de l'OMS. Les cas du mois dernier au Ghana ont été les premiers enregistrés dans ce pays.
La maladie commence soudainement avec une forte fièvre et des céphalées intenses. Les taux de létalité ont varié de 24% à 88% lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la gestion des cas, selon l'OMS.
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