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Après avoir voté la grève, les salariés de BFMTV/RMC se sont rassemblés ce 24 juin devant les bureaux de la chaîne pour scander leur colère. En cause, un plan de restructuration annoncé par la direction qui devrait toucher près d’un tiers des effectifs. La chute des revenus publicitaires est l’argument premier avancé par la hiérarchie.

Le plan de restructuration annoncé le 19 mai par NextRadioTV, dont font partie BFMTV et RMC a poussé certains salariés à la grève ce 24 juin 2020. Initialement prévu sur la base du volontariat, le plan de départs devrait désormais concerner entre 330 et 380 salariés en CDI. Une réduction de 50% du nombre de pigistes et d’intermittents est également sur la table. Une «incompréhension» pour les employés, qui voient ce plan comme une «injustice», après avoir travaillé dans les conditions difficiles du Covid-19.

La direction a avancé plusieurs raisons à ce plan social drastique, notamment économiques, à cause de la crise du Covid-19, qui n’a pas manqué de toucher le secteur audiovisuel. Les dirigeants ont ainsi argué d’une baisse des recettes publicitaires de «25% sur les trois mois impactés», explique Alban Azais le délégué syndical de la CGT au micro de Sputnik. Celui-ci ne juge toutefois pas l’argument recevable:

«L’année n’est pas terminée, notamment en radio ou en télé. La masse publicitaire est beaucoup sur la fin d’année, donc on a encore la possibilité de performer sur ces revenus-là.»

Une incompréhension que partage Stéphanie, chargée du recouvrement des factures publicitaires chez NextRadioTV. Si elle admet un réel impact du fait de la crise, elle estime que le média n’a pas subi d’arrêt complet, contrairement à d’autres entreprises:

«On a eu des annulations, des reports, mais les reports ce n’est pas de la perte.»

Si les salariés comprennent les pertes causées par la crise sanitaire et ses conséquences, le nombre de licenciés prévu par la hiérarchie ne passe pas.

Cette première grève pour le groupe pourrait donc être reconduite, dans le cas où la hiérarchie ne répondrait pas aux revendications des syndicats: un plan uniquement basé sur des départs volontaires, un retour sur la réduction de 50% des emplois précaires (intermittents et pigistes), afin «de conserver la qualité du contenu» et enfin une «politique sociale» pour les salariés qui vont rester dans l’entreprise.

Alors qu’un débat pour les Municipales devait se tenir ce soir sur la chaîne, l’intersyndicale a appelé les candidats à ne pas s’y rendre, en soutien aux grévistes. La candidate Anne Hidalgo a donc renoncé à sa participation et demandé le report de l’émission.

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Tags:
syndicats, Covid-19, société, BFMTV, France
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