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    Une jeune Marocaine a étranglé son nourrisson né d’une relation extraconjugale

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    Abandonnée par son amant et père de son enfant ainsi que par son entourage familial proche, une jeune Marocaine a tué sa fillette, à la naissance, par strangulation. Elle a été condamnée à huit ans de prison ferme. Ce phénomène est considéré comme répandu au Maroc.

    Une jeune Marocaine a été condamnée à huit ans de prison ferme pour avoir étranglé son nouveau-né à sa naissance, une petite fille, fruit d’une liaison extraconjugale, a indiqué le site d’information bladi.net.

    «J’étais sous pression quand je l’ai étouffée», a-t-elle déclaré devant le juge, précisant qu’elle avait été délaissée par tous ses proches.

    En effet, abandonnée par le père de l’enfant qui, selon le média, semble avoir quitté le pays, puis par ses parents qui évoquent un déshonneur, la jeune maman a fini par commettre l’irréparable.

    «J’étais seule au monde», a-t-elle encore affirmé devant la cour, avec grande amertume, soulignant qu’elle avait fini par céder au découragement.

    L’ampleur du phénomène au Maroc

    En mars 2018, dans une déclaration au journal Le Monde, Meriem Othmani, présidente de l'Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse (Insaf), avait affirmé que chaque année au Maroc, 50.000 enfants naissaient de relations extraconjugales.

    Beaucoup de ces enfants sont abandonnés par de jeunes mères craignant d’être mises au ban de la société. Ainsi, et dans la ville de Casablanca à elle seule, 300 cadavres de bébés sont retrouvés chaque année.

    «Ces femmes sont terrorisées», a-t-elle déclaré, ajoutant qu’«elles n’ont pas forcément le courage de se rendre dans un orphelinat, où elles risquent d’avoir affaire à la police, et ne savent pas où aller».

    Dans le même sens, Mme Othmani avait également précisé que la plupart des mères célibataires avaient été victimes de viols, ou séduites par une promesse de mariage. Une fois enceintes, elles sont abandonnées par leurs partenaires. Livrées à elles-mêmes, ces dernières pensent même au suicide, a-t-elle indiqué.

    Tags:
    mariage précoce, mariage forcé, comité de l'Onu pout les droits de l'enfant, droits de l’homme, droits des femmes, Maroc
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