Ecoutez Radio Sputnik
    Euros

    Blanchiment d’argent: les transferts des Marocains résidents à l’étranger seront passés au crible

    CC0 / geralt / Euro
    Afrique
    URL courte
    Par
    4116
    S'abonner

    La banque centrale marocaine a instruit les banques du pays de fournir les documents justifiant de l’origine des fonds transférés de l’étranger vers le pays dans le but de lutter contre le blanchiment d’argent, notamment celui lié à la criminalité.

    Afin de lutter contre le blanchiment d’argent et les opérations illicites de transfert de devises, effectuées par des organisations criminelles vers le Maroc, le royaume chérifien a décidé de renforcer le contrôle des banques, a indiqué le quotidien local arabophone Al Massae.

    Le média a affirmé que de nouvelles mesures avaient été instaurées par la banque centrale marocaine, la Bank Al-Maghrib, visant à renforcer le contrôle des opérations de transfert de devises étrangères vers le pays. Les banques seront contraintes de produire des informations quant à l’origine des fonds, a-t-il précisé.

    Ainsi, dorénavant, les clients sont tenus de présenter à leurs banques des documents justificatifs de l’origine des montants transférés en devises.

    Le poids des transferts dans l’économie du pays

    Le site d’information marocain Médias 24 a rapporté, fin mai 2019, que les transferts des Marocains établis à l’étranger représentaient l’équivalent en devises de quelque 65 milliards de dirhams (6,1 mds EUR) en 2018, selon les statistiques de l’Office des changes.

    La France représente toujours le pays qui contribue le plus avec 35,5% du total des transferts, a précisé le média, indiquant que les pays du Golfe étaient montés à 18%. L’Arabie saoudite est sur le point d’écarter l’Espagne de la troisième place, a-t-il souligné.

    Les transferts des Marocains résidents à l’étranger constituent une ressource financière stratégique pour le pays. D’une part, ils soutiennent le pouvoir d’achat de millions de familles, notamment en milieu rural et dans les régions pauvres, ce qui est un facteur de croissance économique et de cohésion sociale. Par ailleurs, ces envois permettent de diminuer l’important déficit commercial du Maroc sur les réserves en devises, qui ne couvrent que cinq mois d’importations de biens et services, a expliqué Médias 24.

    Tags:
    contrôle des capitaux, transfert, devises, Maroc
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik