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S’entretenant avec les chefs de tribus libyennes qui ont soutenu, comme il a été annoncé, le parlement de l’est de la Libye qui a autorisé les forces égyptiennes à intervenir dans le pays, al-Sissi a promis qu’il ne resterait pas inactif si la ligne rouge était franchie.

En cas d’envoi de ses troupes en Libye, l’Égypte changera vite la situation militaire sur le terrain, a déclaré le Président Abdel Fattah al-Sissi en rencontrant des représentants des tribus libyennes. La vidéo de cette rencontre intitulée L’Égypte et la Libye: un seul peuple, un seul destin a été diffusée par la présidence.

«Si l’Égypte intervient en Libye, il changera de manière rapide et décisive la situation militaire», a déclaré le chef de l’État, rappelant que l’armée égyptienne était l’une des plus fortes dans la région et en Afrique dans son ensemble.

Et d’ajouter que Le Caire «ne restera pas les bras croisés si l'axe Djoufra-Syrte est franchi» par les troupes du Conseil national de transition et qu’il n’admettrait pas la déstabilisation dans l’est libyen.

Plus tôt, dans une interview à Sputnik, l’adjoint du chef du Conseil suprême des cheikhs et des tribus libyens a précisé que cette institution avait soutenu l’appel du parlement du pays adressé aux forces armées égyptiennes et demandant d’intervenir dans la crise libyenne si la sécurité des deux États était menacée.

«Nous entrerons en Libye à votre demande et en sortirons sur votre ordre», a déclaré al-Sissi en s’adressant aux délégués des tribus.

Feu vert du parlement de l’est libyen

La Chambre des représentants -parlement au pouvoir dans l'est libyen- a autorisé mardi 14 juillet au soir les forces égyptiennes à intervenir dans le conflit que traverse son pays. Dans sa déclaration, il est indiqué que ces troupes ont le droit d'intervenir afin de protéger la sécurité nationale libyenne et égyptienne, si elles constatent une menace imminente pour la sécurité des deux États.

Fin juin, le Président al-Sissi avait déclaré que son pays était prêt à aider les tribus libyennes dans la lutte contre l'ingérence étrangère en les formant et en les armant. Il a également affirmé que toute intervention directe de l'Égypte en Libye était désormais légitime du point de vue du droit international. Il a défini la «ligne rouge»: la ville de Syrte et la province de Djoufra.

Situation en Libye

Plongée dans le chaos depuis 2011 et une intervention internationale à l’initiative de la France de Sarkozy, la Libye est divisée en deux camps rivaux entre le GNA dirigé par Fayez el-Sarraj, qui siège à Tripoli et est reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle élu dans l’est du pays, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar qui a entrepris plusieurs tentatives de s’emparer de Tripoli depuis avril 2019.

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Tags:
Abdel Fattah al-Sissi, Egypte, Libye
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