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«Nous avons besoin de 40 millions de doses au minimum afin de prétendre atteindre l’objectif de vacciner les 70%» de la population algérienne, a affirmé à la chaîne 3 de la Radio nationale algérienne le Pr Mahyaoui, membre du Comité de suivi de l’épidémie de Covid-19. Selon lui, cette proportion est nécessaire pour atteindre l’immunité collective.

L’Algérie, qui a opté le 10 janvier pour le vaccin russe anti-Covid Spoutnik V, aura besoin de plusieurs dizaines de millions de doses pour vacciner le nombre de citoyens nécessaire à l’établissement de l’immunité collective, a expliqué le Pr Ryad Mahyaoui, membre du Comité scientifique en charge du suivi de l’épidémie, lors d’une intervention sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio nationale algérienne.

«Nous avons besoin de 40 millions de doses au minimum afin de prétendre atteindre l’objectif de vacciner les 70% de la population nécessaires à l’établissement de l’immunité collective», a-t-il affirmé, précisant qu’«à raison de deux injections par personne, 20 millions d’Algériens seront vaccinés avec cette quantité».

«Un seul laboratoire» ne suffira pas

Évoquant le début de la campagne vaccinale prévu pour la fin janvier, le Pr Mahyaoui a mis l’accent sur la nécessité de vacciner en priorité «les dix millions de personnes souffrant de pathologies chroniques dont quatre millions de diabétiques et six millions d’hypertendus».

À cet effet, le spécialiste, qui se félicite de l’arrivée prochaine d’un premier lot de 500.000 doses du vaccin russe Spoutnik V permettant de démarrer la campagne vaccinale qui s’étalera sur toute l’année 2021, a souligné qu’«un seul laboratoire ne pourra pas à lui seul fournir toute la quantité nécessaire à l’Algérie».

Et d’ajouter qu’à cause de la pression que subissent les entreprises qui fabriquent le vaccin face à la demande mondiale, «de toute façon on ne pourra pas recevoir de façon immédiate et en un seul lot la quantité de vaccins nécessaire».

Deux autres laboratoires ont été choisis

Pour réussir à acquérir la quantité suffisante de vaccins, l’Algérie a également choisi ceux développés par les laboratoires chinois Sinopharm et suédo-britannique AstraZeneca.

«Les premières doses du vaccin d’AstraZeneca devraient arriver au courant du mois de février selon les prévisions», a informé le Pr Ryad Mahyaoui, indiquant que «le nombre de doses à recevoir n’a pas été pour l’instant précisé».

Dimanche 17 janvier, lors d’une intervention sur les ondes de la chaîne 1 de la Radio nationale, le président du Comité scientifique en charge du suivi de l’épidémie, le Pr Djamel Fourar, a affirmé que le choix de l’Algérie d’opter pour les vaccins russe et chinois était basé sur des critères de «sécurité, d’efficacité et de chaîne du froid».

«L’Algérie a opté pour des vaccins sûrs, avec une bonne innocuité et le moins d’effets secondaires», a-t-il déclaré.

Il a rappelé qu’en plus des vaccins russe et chinois, l’Algérie faisait partie du dispositif Covax de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui «garantit à tous les pays membres de faire vacciner, à proportions équitables, 20% de leur population respective».

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Tags:
Algérie, vaccin, vaccination, Spoutnik V
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