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Une partie autrefois secrète de la prison de Guantanamo a été fermée; les prisonniers qu’elle abritait ont été transférés dans un bâtiment adjacent, ont déclaré ce dimanche 4 avril les militaires américains. Sans toutefois préciser combien de détenus avaient été déplacés, relate Associated Press.

L’administration Biden avait déjà évoqué la prison de Guantanamo en soulignant avoir l’intention de la fermer avant la fin du mandat du 46e Président des États-Unis. Une partie autrefois secrète de la base située à Cuba a été fermée et ses prisonniers ont été transférés dans un autre bâtiment, a déclaré l'armée américaine ce 4 avril, rapporte Associated Press.

Les détenus du camp 7 ont ainsi gagné une aile adjacente, dans un effort pour accroître l'efficacité opérationnelle, selon les militaires. Le commandement a précisé que les prisonniers avaient été transférés au camp 5 en toute sécurité et sans incident, mais n'a pas précisé quand le transfert avait eu lieu.

Les militaires ont longtemps refusé d’admettre l’existence du camp 7 et n'ont jamais permis aux journalistes d’en voir l'intérieur. Ils ont assuré que cette partie, qui n'a été jamais conçue pour être permanente, avait des problèmes structurels et nécessitait des travaux mais que le Pentagone n’avait pas réussi à trouver des fonds.

Parmi les détenus du camp 7 figuraient cinq prisonniers accusés de crimes de guerre pour leur implication dans les attaques terroristes du 11 septembre 2001, rappelle le média. Il n’a pas été néanmoins précisé combien de prisonniers ont été transférés depuis le camp 7.

La vaine tentative d’Obama

Le précédent Président Démocrate, Barack Obama, avait l'intention de clore cette prison qui, selon lui, nuit à la réputation des États-Unis et constitue un gaspillage d'argent. Au premier jour de son investiture en 2009, il avait même signé un décret ordonnant la fermeture de Guantanamo dans un délai d’un an. Toutefois, il s’était heurté à la ferme opposition  des Républicains au Congrès.

Ensuite, le Président Républicain Donald Trump, qui lui a succédé, a décidé en janvier 2018, en contradiction avec la décision de Barak Obama, de conserver la base et même d'autoriser le Pentagone à y amener de nouveaux détenus.

Le nouveau dirigeant Démocrate au pouvoir aux États-Unis considère lui aussi la possibilité de mettre fin à l’existence de Guantanamo.

L’Onu exige la fermeture de la prison

Pour sa part, l’Organisation des nations unies a exhorté l’administration du Président actuel des États-Unis à procéder à la fermeture de Guantanamo dès que possible en janvier 2021, le jour du 19e anniversaire de la création du camp. Des experts indépendants de l’instance ont évoqué la détérioration rapide de la santé des détenus qui y restent, ainsi que les dommages mentaux et physiques qui leur sont infligés dans des conditions cruelles et inhumaines.

«Les détenus doivent être jugés dans un procès impartial, libérés ou rapatriés dans le respect du non-refoulement», exigent-ils.

Guantanamo

Situé sur la base navale américaine de la baie de Guantanamo, la prison a été ouverte en 2002 sous la présidence de George W.Bush afin d'y détenir et d'y interroger des individus soupçonnés de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001. Depuis sa création, l’établissement a accueilli 775 détenus soupçonnés d'activités terroristes, arrêtés en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen ou ailleurs. Les prisonniers ne jouissent pas des droits habituellement accordés par le système légal des États-Unis car ils ne sont pas détenus sur le sol américain. Aucun n'est entré à Guantanamo depuis plus d'une décennie.

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Tags:
Joe Biden, droits de l’homme, États-Unis, prison, Guantanamo
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