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    Business Club №341

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    Contenu du Business club du 6 septembre 1. Chronique du « Business club » 2. « Nabucco » perd les dernières chances 3. Moscou deviendra un centre financier international et le Luxembourg va l'aider en cela.



    Chronique du « Business club »

    La Russie a proposé à la Chine d'exploiter ensemble trois gisements d'uranium sur son territoire, a annoncé à Pékin le directeur du groupe nucléaire public russe (Rosatom) Sergueï Kirienko.

    "Nos partenaires chinois ont manifesté un grand intérêt pour la coopération dans la production d'uranium. Nous leur avons proposé d'extraire de l'uranium dans trois champs russes et leurs avons remis des dossiers appropriés", a indiqué M.Kirienko avant d'ajouter que la partie russe était prête à examiner les propositions sur d'autres gisements d'uranium.

    La Russie peut créer une coentreprise avec la Chine ou attirer des investissements chinois dans ses projets d'extraction, selon lui.

    Les Chinois sont aussi intéressés à coopérer avec la Russie dans la production d'uranium dans des pays tiers. "C'est possible, nous avons notamment évoqué des pays africains", a conclu M.Kirienko.

     

    Elvira Nabioullina, ministre russe du Développement économique,  et Doris Leuthard, présidente de la Confédération helvétique et chef du Département fédéral de l'économie, ont signé  à Sotchi un nouveau plan d'action pour 2011-2013, rapporte le correspondant de RIA Novosti.
    Ce plan d'action s'inscrit dans le cadre général de la coopération économique russo-suisse et prévoit son élargissement, ainsi que le renforcement de sa base législative.
    Le document porte sur l'augmentation des investissements, l'encouragement des petites et moyennes entreprises (PME) et la promotion de projets innovants dans de nombreux domaines, notamment dans le secteur énergétique, l'équipement médical, la télémédecine, la pharmaceutique, les constructions mécaniques, l'aérospatiale, l'informatique et les nanotechnologies. 

    L'Iran a proposé à la Russie de mettre en place une production de combustible nucléaire pour la centrale de Bouchehr et les sites analogues qui seront implantés dans le pays à l'avenir, a annoncé l'agence IRNA, citant le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Ali Akbar Salehi.
    Selon lui, Téhéran a proposé à Moscou de "créer un consortium" afin de produire du combustible nucléaire "en utilisant les technologies russes".
    "Moscou est en train d'étudier cette proposition", a ajouté le chef du nucléaire iranien.
    Il a souligné que l'Iran devait montrer à la communauté internationale sa capacité à "enrichir l'uranium et à le transformer en combustible" afin de faciliter les achats de combustible nucléaire à l'étranger.
    "L'Iran n'a pas l'intention de produire du combustible pour tous ses centrales nucléaires. Mais nous devons montrer au monde entier notre capacité indéniable à enrichir l'uranium et à le transformer en combustible nucléaire, ce qui contribuerait à régler le problème des fournitures internationales de combustible", a fait remarquer M.Salehi.

     

    « Nabucco » perd les dernières chances

    Les actionnaires de "Nabucco" ont personnellement  enterré le  projet. La décision est prise de ne pas  faire construire la branche du  gazoduc vers l'Iran. Cependant, les experts sont assurés que sans le gaz iranien, on n'aura tout simplement rien pour alimenter le gazoduc.

    Quand la politique intervient dans le business, il ne faut attendre rien de bon.  Aspirant  à isoler l'Iran, les Occidentaux ont décidé de renoncer à  son gaz, qu'il était prévu auparavant d'utiliser pour alimenter "Nabucco". Les membres  du projet ont déclaré qu'ils auraient assez de ressources provenant de la Turkménie, de l'Irak  et de l'Azerbaïdjan. Cependant, aucun accord concret sur les livraisons  du gaz n'est encore signé avec eux. Il y a de grands doutes que "Nabucco" puisse compter sérieusement sur le gaz provenant de ces sources, dit le président de l'Union  des producteurs gaziers et pétroliers de Russie Gennady Chmal.

    Pour le remplissage de "Nabucco", l'Azerbaïdjan n'a pas de gaz réel. Il doit  fournir le gaz à la Turquie, à la Géorgie, plus en laisser pour la consommation  interne. La Turkménie, comme vous le savez, a construit un  gazoduc vers la Chine et envisage d'augmenter les volumes des livraisons. C'est-à-dire, si  on parle sérieusement, la base de ressources pour le gazoduc "Nabucco" est absente aujourd'hui. Et  on ne se passera surement pas de gaz iranien. En prenant en considération les relations avec l'Iran, je crois que  ce projet a très peu de chances de réalisation.

    Le projet "Nabucco" était initialement dicté par des considérations uniquement politiques. Conçu pour les livraisons du gaz en Europe de la région de la Caspienne et du Proche-Orient en contournant la Russie, le gazoduc devait diminuer l'attrait du projet russe «South Stream». En pratique, il en est  autrement. De plus en plus d'États se rallient  au projet «South Stream», dont la construction   commencera cet automne. Ici, tout est précis et transparent : il y a  le gaz, il y a des consommateurs, il y a des investisseurs.

    Mais avec "Nabucco", tout n'est pas aussi simple. À la dernière conférence des actionnaires, quand il était décidé de renoncer à l'Iran, parmi les fournisseurs possibles, on  nommait  la Turquie. Et cela malgré le fait que le gaz  turc ne couvre même  pas une petite part de la consommation intérieure. La Turquie achète le gaz  ailleurs, y compris à l'Iran. Où trouvera-t-elle les ressources pour l'exportation du  gaz, se demande-t-on. Vient à  l'esprit de nouveau l'Iran, qui a décidé de construire  au  printemps son propre gazoduc depuis la côte du golfe Persique vers la frontière turque. Ankara, se décidera-t-elle à revendre le gaz iranien, en le faisant passer pour son propre gaz ? D'ailleurs, les experts trouvent qu'il faut mettre la question autrement : s'il y a un sens dans les manœuvres astucieuses semblables, quand les besoins de l'Europe en  gaz seront couverts, purement et simplement, par le « South Stream» ?

     

    Moscou deviendra un centre financier international et le Luxembourg va l'aider en cela

    Moscou souhaite devenir une place financière internationale. Et le duché du Luxembourg est prêt à l'aider en cela. C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Junker à Sotchi (sur la mer Noire), où il s'était rencontré avec le président de Russie Dmitri Medvedev.

    Actuellement le Luxembourg est l'un des centres financiers réputés dans le monde, aux services duquel les sociétés russes aussi recourent de façon régulière. Nous voudrions, a dit M. Junker, que nos possibilités financières et notre savoir-faire dans ce domaine permettent aux entrepreneurs russes d'assurer mieux leur présence internationale.

    L'idée de créer un centre financier à Moscou a été plusieurs fois énoncée par la direction de Russie. Il y a douze mois un plan  a été adopté à cet effet, un travail est mené en vue de préparer une base législative appropriée. Un centre d'activités est indispensable au pays pour plusieurs raisons, estime le professeur à l'Ecole supérieure de l'Economie Alexeï Krassavine.                                 

    Un centre financier international dans tel ou tel autre pays assume trois fonctions : il attire des investissements dans le pays,  forme des cotations réelles du capital et des titres, crée de nouveaux emplois et permet à l'Etat de participer activement à la mise en place d'une nouvelle organisation économique internationale.

    La tâche de créer un centre financier international dans la capitale russe est intimement liée à l'essor général des rapports entre la Russie et ses partenaires d'affaires, dont l'UE est la principale. Et sur ce plan, le problème du régime des visas en souffrance demeure l'un des facteurs qui l'entrave. Un régime sans visas avec l'UE a été promis  aux Russes il y a déjà longtemps, mais son introduction est toujours reportée, a rappelé le chef de l'Etat russe.                                   

    La question des visas est pour nous l'une des sphères clés et l'un des sujets importants. Nous comptons sur le Luxembourg pour appuyer notre position. Mais nous sommes, bien entendu, informés des difficultés qui jalonnent ce processus.

    Comme l'a noté MM. Medvedev et Junker, la Russie et le Luxembourg possèdent un bon potentiel de coopération également dans des domaines tels que la construction automobile et la sidérurgie. M. Medvedev a spécialement relevé l'intérêt de la Russie à mettre en œuvre des projets communs dans la sphère de hautes technologies.

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