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    • Mythes et légendes de Russie
    • Mythes et légendes de Russie
    © tourbina.ru

    En notre siècle de rationalité et de technologie nous considérons souvent les mythes comme magiques, irréels. Et pourtant, nous récitons des formules magiques, touchons du bois, crachons par-dessus notre épaule gauche pour chasser le mauvais œil, nous craignons les chats noir, etc.


    En notre siècle de rationalité et de technologie nous considérons souvent les mythes comme magiques, irréels. Et pourtant, nous récitons des formules magiques, touchons du bois, crachons par-dessus notre épaule gauche pour chasser le mauvais œil, nous craignons les chats noir, etc.

    Mais savons-nous aujourd’hui pourquoi le faisait nos ancêtres? D’où proviennent les proverbes, les paroles magiques et les ritournelles ?

    Le musée des mythes et des superstitions d’Ouglitch rappelle leur histoire et leurs origines, cette époque où les gens croyaient aux miracles et à la magie. 

    Le petit musée situé au rez-de-chaussée d’une petite maison en bois s’appelle «Atelier artistique de Daria Tchoujaïa». Il est hors sentiers touristiques traditionnel de l'ancienne cité d’Ouglitch, au bord de la Volga. Les peintres Daria Tchoujaïa et son mari Alexandre sont les fondateurs du Musée.   

    «Nos études sont consacrées aux légendes, aux superstitions et aux êtres mythologiques du passé lointain ainsi qu’aux rites liés aux choses les plus simples. Notre vie est pénétrée de contes, de miracles et de phénomènes mystiques. Nous essayons de nous débrouiller dans cet univers bizarre. Tout ce qui est exposé au musée nous l’avons fait nous-mêmes, y compris bien sûr, les figures de cire».   

    Photo:sueverija.narod.ru

    Les figures de cire représentent les personnages mythiques et une scène de la divination des Jours Saints (entre Noël et l'Epiphanie).

    De multiples objets qui sont à l’origine des croyances et des traditions anciennes sont exposés au Musée.

    À l’entrée au Musée, un crâne de bœuf. Le bœuf représente la fertilité de la Terre, la force divine ardente. Il symbolise l'énergie sexuelle. Les rites slaves sont inconcevables sans le bœuf depuis l’époque païenne où il était sacrifié aux Dieux et aux bons esprits. Selon les ancêtres, les crânes à cornes chassent les maladies des animaux domestiques.

    Les contes russes sont essentiellement consacrés à Baba Yaga, sorcière dégoûtante dotée de pouvoirs magiques. Elle garde l’entrée dans l’autre monde, dans le royaume des morts. Elle éprouve les héros, et aide parfois les plus courageux.

    Il y a aussi le domovoï. Ce petit être, poilu et barbu, vit derrière le four et vous regarde de tous les coins de l’izba. Mi-esprit, mi-gardien, il vit dans la maison ou dans la cour. Il peut se déguiser en maître de maison et se présenter ainsi devant les invités. On lui fait plaisir, on lui laisse de la nourriture. Si le domovoï aime le maître, il protège, dit-on, toute la famille et la maison, le bétail, peigne la crinière et les queues des chevaux. Il se soucie de tout. Il démêle même la barbe du maître et en fait des tresses. Pour prévenir d'un malheur, il gémit dans le sous-sol. 

    Photo:sueverija.narod.ru

    Dans la mythologie slave, Sirin est un oiseau miraculeux dont le chant dissipe le chagrin mais qui n’apparaît qu’aux âmes heureuses. C'est un oiseau de paradis dont le nom rime avec celui du paradis slave : Irii. Mais attention, ce n’est pas un Gamaioun radieux. C'est un oiseau sombre, une force obscure, l’émissaire du Seigneur du monde souterrain.  

    Photo:sueverija.narod.ru

    Dans toute maison ancienne, il y a le bon génie du domicile : Vostroukha. Il vit derrière le four et protège la maison contre les voleurs. Rien ne disparaît et rien d’effrayant ne se produit là où vit Vostroukha.  

    Les salles du musée des mythes et des superstitions reproduisent l'intérieur du logis des paysans russes. Tous les éléments caractéristiques des Izbas russes sont présents. A l’entrée, des outils, des coffres dans lesquels nos ancêtres gardaient leurs «richesses» : palanches, pots, corbeilles, écrins. Dans la salle commune, des ustensiles de ménage, des serviettes brodées, des porte-bonheurs, des talismans, des bouquets d’herbes médicinales, des rouets, des meubles, etc. Les découvertes archéologiques faites à Ouglitch et des écrits sont aussi exposés : contes, bylines (poèmes héroïques traditionnels), livres consacrés au folklore et aux croyances russes.

    Toutes sortes d’amulettes, de porte-bonheurs, etc., sont suspendues aux murs. Les visiteurs peuvent acheter des souvenirs : bouteilles à décoctions, amulettes pour chasser les esprits malins, talismans pour les voyageurs, etc.

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