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    Marco Polo : les festins du grand khan et les repas des Chinois

    Marco Polo : les festins du grand khan et les repas des Chinois

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    D’après le célèbre mythe lié au nom de Marco Polo, ce marchand et voyageur vénitien apporte à sa Patrie de Chine la lapcha qui est à l’origine de la pâte italienne.


    D’après le célèbre mythe lié au nom de Marco Polo, ce marchand et voyageur vénitien apporte à sa Patrie de Chine la lapcha qui est à l’origine de la pâte italienne. En fait bien que les Chinois goûtent la lapcha plusieurs siècles avant les Italiens, la pâte est connue en Sicile au moins un siècle avant la naissance de Marco Polo.

    Marco Polo raconte, néanmoins, dans son Livre sur la diversité du monde aux Européens du Moyen Age comment vivent les Iraniens, les Chinois, les Mongols, les Indiens, les Indonésiens et les habitants d’autres pays orientaux.

    Le business et la politique sont étroitement liés au XIIIe siècle. A en croire Marco Polo, il est pendant ses voyages en Orient diplomate et courtisan. En 1275 les voyageurs italiens arrivent à la résidence du khan mongol Kubilai à Shantou. Selon Polo, le khan est enchanté de faire sa connaissance, lui donne toutes sortes d’instructions et Polo est pendant trois ans gouverneur de Yangzhou bien qu’il soit difficile d’y croire. Dès son retour de Chine, Marco participe, d’après certaines données, à la guerre contre Gênes et est fait prisonnier. Il est détenu à Gênes  jusqu’à mai 1299.

    Marco Polo fait part aux Européens des goûts gastronomiques des Orientaux. Il est difficile de distinguer dans ses récits les mythes et la réalité, notamment lorsqu’il décrit le cannibalisme chez les peuples qu’il a rencontrés.

    En ce qui concerne les Tatars (il appelle ainsi une tribu mongole), il écrit qu’ils mangent toute viande, même la viande canine et chevaline, boivent du lait de jument et mangent les rats de Pharaon. De l’avis des savants, Marco Polo sous-entend sous les rats toutes sortes de rongeurs : marmottes et  zisels. Selon l’auteur de la biographie du voyageur Laurence Bergreen, en énumérant les vivres, Marco se propose, semble-t-il, de provoquer l’envie des lecteurs européens connaissant qui sont souvent au seuil de la famine. Il raconte comment les guerriers mongols vont à la guerre avec deux sacs en cuir avec du lait et un pot d’argile pour cuire la viande. Ils ne mangent pas parfois jusqu’à dix jours et ne boivent que du sang de leurs chevaux. Ils ont, en outre, du lait sec épais comme la pâte qu’ils dissolvent dans l’eau.   

    Quant aux habitants du Sud de l’Iran, Marco Polo écrit qu’ils « déclinent la nourriture européenne pour ne pas tomber malade, ils ne mangent que des dattes, du thon salé et encore de l’oignon ».

    En décrivant les habitants du province chinoise Yunnan, le voyageur vénitien assure qu’ils mangent la viande fraîche : du poulet, du mouton, du bœuf et du buffle. L’histoire des Chinois mangent la viande de serpent délicieuse et très chère frappe sans doute l’imagination des lecteurs du Livre sur la diversité du monde. La bile du reptile est un médicament miraculeux. De l’avis des savants, il s’agit de l’alligator chinois. 

    L’histoire du khan Kubilai, fondateur de l’Etat de Yan dont la Chine fait partie est encore plus captivante. Marco Polo décrit, par exemple, la ville Chandu et le magnifique palais du grand khan. Le khan est assis à table et les coupes remplies de lait et de vin se précipitent miraculeusement du plancher directement vers lui de sorte que personne ne puisse les toucher. Dix mille personnes en sont témoins : c’est la pure vérité, assure Marco.

    An en croire au Vénitien, la table du grand khan est beaucoup plus haute que les autres. Khubilai prend place au Nord en se tournant vers le Sud. Sa femme aînée est assise à sa gauche et ses fils, neveux et parents impériaux – à sa droite. De multiples tables sont disposées de façon que le grand khan voie tout le monde. Plus de 40 mille personnes se régalent ailleurs. Les princes qui servent les plats au grand khan couvrent la bouche et le nez de tissus de soie et d’or sur pour que leur souffle et odeur ne touchent pas la nourriture et les boissons du khan. « Croyez-moi : il y a sans doute beaucoup de nourriture, écrit Marco Polo. Après le repas les tables sont défaites, d’innombrables bouffons et danseurs viennent chez le khan et ses invités, tout le monde s’amuse en riant. Dès que le festin se termine, tous les invités reviennent chez eux.    

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