Le monde immonde de la théorie du genre

Le monde immonde de la théorie du genre
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Yvan Blot a rédigé un article sur la théorie du genre si chère au cœur d’une madame Taubira. Dans cet écrit il rend hommage à l’ouvrage du professeur Jean-François Mattéi qui, lui, a sorti un livre qu’il avait intitulé « La barbarie intérieure, Essai sur l’immonde moderne ». Compte tenu de l’ampleur du mouvement de protestation en France, nous avons cru bon décortiquer avec le docteur Blot tous les tenants et les aboutissants de cette théorie diabolique dont on essaie d’intoxiquer nos enfants. Et je vous assure que l’exposé d’Yvan Blot vous fait peur par la froide et impartiale analyse de la prochaine étape qui attend la France.

La Voix de la Russie. Vous traitez de la théorie du genre qui intoxique la vie en France aujourd’hui en faisant écho au livre d’un collègue, Jean-François Mattéi. Vous parlez de la dictature du genre…

Yvan Blot. Développée par les sociologues, c’est-à-dire les gens qui ne connaissent pas du tout la biologie, la théorie du genre prétend que le sexe physiologique n’a aucune importance. En France cette théorie a été contestée par les biologistes du CNRS qui disent qu’il est très dangereux d’affirmer des choses pareilles parce qu’il est bien évident que le sexe existe bel et bien. Et il ne s’agit pas tout simplement d’une attitude sociale. Depuis quelque temps nous assistons à un véritable terrorisme intellectuel du monde occidental dont Hillary Clinton est un bon exemple, d’ailleurs ! – qui consiste à dire que tous les Etats doivent adopter la théorie du genre comme doctrine avec le principe de non-discrimination d’homosexuels qui doivent pouvoir se marier et adopter des enfants comme les autres couples. Et la deuxième conséquence pratique est d’enseigner à l’école que les garçons et les filles à la limite cela n’existe pas et qu’ils peuvent choisir très librement d’être des hétérosexuels ou homosexuels, car ces deux approches ont la même valeur et il est illicite de faire la distinction entre les garçons et les filles. Alors ça c’est Hillary Clinton. Mais il n’y a pas très longtemps le premier-ministre britannique David Cameron a dit qu’il soumettrait l’aide aux pays sous-développés au respect de la théorie du genre. Ce qui est quand même assez hallucinant ! Parce que s’il y a des gens qui crèvent de faim dans un pays, on ne va plus leur donner d’aide parce qu’ils n’ont pas de lois qui autorisent le mariage pour tous ! Cela rime à une pression morale assez extraordinaire ! Il est inadmissible que certains pays se permettent d’imposer une doctrine à des pays qui n’en veulent pas ! Ce mouvement qui est né aux Etats-Unis peut-être perçu comme un mouvement totalitaire.

LVDLR. Vous l’appelez « nouvelle idéologie totalitaire » ; Et la France y est pour quelque chose par les racines de la théorie du genre…

Yvan Blot. Simone de Beauvoir a développé sa théorie en disant qu’on ne naît pas femme mais l’on devient femme par les regards des autres ce qui est quand même assez… surréaliste ! John Money, fondateur de la théorie du genre, a été le premier à dire en tant que sexologue, que le sexe et le genre étaient deux notions différentes. Il a développé cette thèse en 1955. Il était professeur à Harvard. Et je dois dire que sa carrière a commencé par le véritable drame parce qu’il a voulu changer le sexe d’un de ses patients qui s’appelait David Raymer pour en faire une fille avec des traitements hormonaux. Or ce pauvre David Raymer n’a jamais su s’identifier sexuellement de façon claire. Il a subi plein de traitements médicaux et finalement il s’est suicidé à 38 ans. Evidemment cela ne plaide pas beaucoup pour la théorie de M. Money qui dit qu’on peut changer de sexe comme on peut changer de chemise. C’est donc le côté violent et autoritaire de cette doctrine qui me paraît particulièrement inquiétant.

En France, justement, puisque la France joue un rôle important, il y a plusieurs philosophes comme Derida, par exemple, qui ont repris cette théorie. Et maintenant c’est qui est le plus dangereux, c’est que l’on a mise sur l’Education Nationale avec M.Peillon qui tient des propos étonnamment peu démocratiques en disant : « Le but de la morale et de l’Etat est d’arracher l’élève à tous les déterminismes ». Cela veut dire : couper les élèves de leurs racines sexuelles et familiales. Et le Ministre de la Justice Madame Taubira a dit la même chose le 3 février 2013 : « Dans nos valeurs l’éducation sert à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres ! » Quand elle dit ça, elle viole la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui dit que les parents ont le droit de choisir le type d’éducation à donner à leurs enfants ! C’est tout le problème du paradoxe des droits de l’Homme : c’est que les droits de l’Homme au départ ce sont des libertés pour protéger les êtres humains contre l’arbitraire d’Etat. Mais aujourd’hui les droits de l’Homme sont utilisés comme une arme pour détruire toute forme d’enracinement et de tradition… C’est le retournement en quelque sorte des Droits de l’Homme. Au départ c’est une arme en faveur de la liberté. Et maintenant on l’utilise pour étouffer la liberté, mais on a déjà vu ça dans les précédentes révolutions, bien sûr.

LVDLR. Saura-t-on comparer la dictature de la théorie du genre au totalitarisme communiste qui prenait bonheur absolu matériel de l’ego pour le développement suprême de la société?

Yvan Blot. Sur ce point précis que vous évoquez c’est vrai que c’est un peu la même idée ! Et que l’on part du principe que le bonheur consiste à avoir une liberté de choix absolue ! Y compris choisir son sexe ! C’est une théorie qui est parfaitement discutable et qui aboutit à quelque chose de très grave sur le plan social ! J’ai un autre exemple : il y a 2 ou 3 jours, j’ai lu dans le journal anglais Times une affaire extrêmement préoccupante qui témoigne bien de la dérive des systèmes sociaux en Occident en général. Il s’agissait d’une petite fille qui devait avoir quelque chose comme 14 ans. Elle avait été prise en main par un proxénète qui l’obligeait à se prostituer. Les services sociaux anglais le savaient parfaitement, mais ils n’ont rien fait pour protéger cette petite fille parce que cette petite fille n’était pas venue pour voir les services sociaux en disant : « Attention ! On porte atteinte à ma liberté ! Défendez-moi ! » Et les services sociaux ont eu pour réaction de se dire : « Tant que cette petite fille ne se plaint pas c’est qu’elle a choisi cette situation ! Elle est très contente de cela ! Et nous on n’a aucun mandat pour intervenir. »

Quand on en arrive là où le libre arbitre d’un enfant de 14 ans doit passer avant toute forme de protection, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne plus rond du tout dans le droit pénal occidental ! On ne protège plus les gens faibles contre les forts quand ils sont pervers. On ouvre la porte à la violence de la perversion et ça se retourne contre les enfants, contre les femmes. Ca peut se retourner demain contre les vieillards. C’est effectivement quelque chose de barbare. C’est pour cela que j’ai utilisé le terme de Jean-François Mattéi qui parlait de la barbarie moderne au seine de notre civilisation.

Commentaires de la Rédaction. L’un de nos auteurs, Olivier Renault nous a fait part de l’horrible histoire des vieillards allemands auxquels les services sociaux proposent de plastifier leurs cadavres pour qu’après ils soient exposés dans les lieux publics ! Tout cela moyennant une petite somme d’argent et avec le slogan : « Non seulement vous ne payez pas vos obsèques, mais en plus vous allez gagner quelques sous ! » Au début on n’y aurait pas cru bien que l’article du journaliste ait été rédigé avec force de preuves à l’appui. Et maintenant nous commençons à comprendre que l’Occident vit un moment eschatologique où les vraies valeurs humaines disparaissent au nom de l’affirmation des valeurs négatives. Les petites filles ont le droit de se prostituer, les corps écorchés et plastifiés peuvent être exposés dans les lieux publics, les enfants de 8 ans apprennent la théorie du vagin et du pénis, les nouveaux venus se la coulent douce sans travailler sur le dos des autochtones… Le monde immonde, quoi ! A éviter comme la pire des pestilences !

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