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    Aux généraux de l'année 1812
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    Aux généraux de l'année 1812

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    Cette émission est consacrée au 201ème anniversaire de la bataille de Borodino de la Guerre nationale de 1812.

    Nous vous invitons à écouter le poème de Marina Tsvetaeva traduit par Alexandre Sourkov, maître de conférences au département de linguistique et communication interculturelle de l’Institut d’Etat des Sciences Humaines et Sociales de Kolomna, dans la région de Moscou.

    Alexandre Sourkov est un excellent homme de lettres et nous allons cité son livre Au firmament français que nous avons déjà présenté à nos auditeurs.

    Avant de proposer à votre attention sa magnifique traduction du poème de Marina Tsvetaeva « Aux généraux de l’année 1812 » - une courte préface de l’auteur.

    « La grande poétesse russe Marina Tsvetaeva était la fille du fondateur du musée des Beaux-Arts Pouchkine a Moscou. La réfugiée, hébergée par la France dans les années vingt, une femme au destin tragique, cette femme de génie peu après la naissance du monument aux Français en 1913 a composé un poème intitulée « Aux généraux de l’année 1812 ». Ce qui m’a sauté au coeur, c’est une certaine double face de ce bel ouvrage, mieux serait de dire, les deux faces identiques, deux lectures également possibles.

    Si l’on enlève un seul nom russe, Toutchkov, (le cadet des quatre généraux de la guerre 1812) ce beau poème vise et honore par ses strophes les Français et les Russes sans distinction aucune!”

    Nous vous invitons à écouter le poème de Marina Tsvetaeva « Aux généraux de l’année 1812 » traduit par Alexandre Sourkov.

    « Aux généraux de l’année 1812 »

     

    Vous, donc les pans des larges capotes

    M’ont toujours rappelé les voiles,

    Et dont les éperons aux bottes

    Cliquaient aux bals,

     

    Dont les diamants des yeux magiques

    Tellement les coeurs ont caressé,

    Oh, princes charmants, les magnifiques,

    Des temps passés.

     

    Nul coeur, nulle roche qui ne tressaille

    Face à une fougue sans égale,

    Des rois sur tout champs de bataille!

    Tout comme au bal.

     

    Protégés par les âmes des mères

    Du Créateur créanciers,

    D’un coup, au lieu des mômes d’hier

    Des officiers!

     

    Aucun sommet n’est impregnable,

    Saveur dans le plus dur pein,

    Jeunes généraux, maîtres formidables

    De vos destins.

     

    Sur une ancienne gravure grisâtre

    J’ai admiré vos nobles traits,

    Si beau, Toutchkov, dernier des quatre,

    Votre portrait!

     

    Le raffinement de la posture,

    Sur l’or des orders du soleil,

    Et mon baiser sur cette gravure

    Chasse le sommeil.

     

    D’une main chegée de Bijouteries

    Vous caressiez bien, comme il faut,

    Les cheveux bouclés de jeunes filles,

    Crinieres des chevaux.

     

    Une vie, tiercé si ineffable,

    Vos cheveux frisés, vos favoris,

    La neige du temps impitoyable

    Les a blanchis.

     

    A trois, contre les trois centaines!

    On n’est pas morts? Allez! Debout!

    Enfant – héros, frères de l’aubaine,

    Vous pouviez tout!

     

    Etait si douce et juvénile

    Votre avalanche à tout briser!

    La mere Fortune, déesse docile,

    Vous conduisait.

     

    Jamais! Nulle part! Aucune entrave!

    Chérir l’amour et… les tranchants,

    Et vous passiez GAIEMENT, les braves

    Dans le néant… 

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