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    Un peu plus de lumiere !
    © Photo : Groupe F – Thierry NAVA

    Un peu plus de lumiere !

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    Il y a oxydation et oxydation. Certains sujets se limitent à la corrosion lente, d’autres finissent en bruit et feu féerique… en vol de comète.

    A l’occasion de la Fête de la ville le week-end prochain, Moscou accueille un grand spectacle musical de feu et de lumière en trois actes et un épilogue incroyable. Mise en scène d’un sujet plein de lumière : Christophe Berthonneau. Lancement - Groupe F. Ce groupe est reconnu dans le monde entier pour sa capacité à traduire en langue brulante leurs rêves artistiques.

    Trois types de « fêtes illuminés » sont montrés au public. Il y a ce qu’on appelle « Le Grand Geste ». Que ça soit à Doubaï, Koweït, Rio de Janeiro ou à Versailles, le spectateur peut être sûr : il aura des panaches de lumière, des éventails de feu, des éruptions des braises, des cascades de lucioles brillantes, des fontaines de gouttes en fusion… Il y a des « Feux d’artifice » Là, on n’a pas vraiment besoin d’expliquer…. Et, il y a des « Spectacles » C’est précisément ce qu’on va voir à Moscou, a Poklonnaia Gora le 8 septembre à la tombée de la nuit.

    On aime bien les surprises, mais on veut bien aussi savoir à quoi s’attendre… le temps que les feux de Bengale, les lance-flammes, les produits et le décor suivent tranquillement leur route en direction de Moscou, nous avons demandé le directeur de projet Jonas Bidault de parler de sa Compagnie.

    Jonas Bidault. C’est un regroupement des gens d’horizons différents. Autant des artificiers que des architectes, des metteurs en scène. Ce sont les gens qui se sont retrouvés en ayant pour objectif de dire qu’on pouvait, avec le feu d’artifice, créer du spectacle, de l’émotion.

    A Moscou on verra le spectacle « Un peu plus de lumière ! » qui a été créé il y a 15 ans et présenté un peu partout dans le monde. Dans l’aire d’action, les musiciens et les acteurs-manipulateurs s'identifient à trois états de la matière : la flamme, l'or, le blanc, en étant immergés dans une scénographie de feu et de flamme.

    Dans les limites du possible Jonas Bidault a dévoilé les grandes lignes et le thème du spectacle qu’attendent les moscovites. Grande question : quelles sont ses particularités et y-a-t-il un lien avec la Russie ?

    Jonas Bidault. Un lien avec la Russie…on arrivera toujours à faire des liens, puisqu’il y a un certain nombre d’éléments accessibles dans le spectacle. Le lien avec la Russie – ce sera l’adaptation du spectacle au site, sur lequel on est accueilli. Ce spectacle a été créé plus d’une dizaine d’années, on a fait le tour du monde avec ce spectacle, on l’a toujours présenté. On a toujours essaye de lui donner justement sa valeur à lui. C’est un spectacle qui traite de l’alchimie. Le spectacle est composé de trois séquences. Sur ces trois séquences on a trois musiciens qui vont jouer de la musique, évidemment, «en live». Ces trois interprétations de leur musique sont liés à l’alchimie et à la manière dont nous pouvons nous exprimer avec cette musique-là. J’entends par là que chaque musicien va avoir une couleur pyrotechnique, la séquence va tourner évidemment autour du musicien, amis également autour de l’alchimiste. Un vrai alchimiste, un comédien qui sera sur scène, qui va lui-même faire des expériences, essayer de transformer la matière, essayer de dompter les flammes. Evidemment, il aura des rebondissements dans le scenario pour que ceci reste spectaculaire.

    LVdlR. La musique est créée spécialement pour ce spectacle ? Ou ce sont des grands classiques ?

    Jonas Bidault. C’est une composition originale pour le spectacle. Chaque musicien a composé sa propre bande et rejoue en «live» par-dessus. Le premier compositeur s’appelle Gérard Hourbette, le deuxième – Laurent Dehors, et le dernier – Eric Travers.

    On avait d’autres spectacles, nettement plus anciens que celui-ci. Mais celui-ci a une vraie valeur pour nous. Quand je dis « nous » - ce sont des équipiers du Groupe F. On aime beaucoup ce spectacle, parce que c’est un spectacle dans lequel on arrive à s’identifier. On aime bien ce qu’on montre dans ce spectacle. C’est-à-dire une maîtrise du feu, mais, en même temps, une variété d’utilisation d’outils. Il plaît à énormément de gens dans l’équipe. Le Groupe F est très motivé à venir présenter ce spectacle à Moscou. Pour Moscou on garde beaucoup de choses qui sont fondés sur le feu et la flamme : des générateurs de flamme, énormément d’effets spéciaux… Egalement, il y a beaucoup de personnages et d’éléments vivants dans le spectacle. C’est justement pour ça qu’on le différencie, que ce n’est ni « feu d’artifice », ni un « grand geste » Puisqu’il y a sept comédiens à l’intérieur du spectacle, plus – les trois musiciens. Il y a une vraie interaction entre les comédiens qui sont sur l’espace scénique, les musiciens et la pyrotechnie.

    Le monde entier a vu les cieux s’embraser au rythme imposé par le Groupe F qui a installé ses ateliers dans un petit hameau au Sud de la France. Avant, le village Boisviel a abrité une coopérative vinicole pendant plusieurs siècles, maintenant c’est ici qu’on conçoit et monte ces ballets pyrotechniques depuis quinze ans. Al’actif de la compagnie: plusieurs cérémonies d'ouverture et de clôture de Jeux Olympiques et de Coupes du monde de football et de rugby, une Exposition universelle, des concerts rock, des inaugurations des ponts, d’opéras, des TGV...

    LVdlR. Projette-t-elle la compagnie de créer d’autres spectacles en Russie ?

    Jonas Bidault. C’est assez compliqué de venir en Russie pour une compagnie française, de travailler en Russie. Et, pourtant, on aime beaucoup, parce qu’on est toujours très bien accueilli. Mais c’est souvent d’assez longs processus. Par exemple, ce spectacle à Moscou, cela fait deux ans qu’on en parle. Si on a réussi à mettre ce spectacle sur les rails, c’est grâce au soutien de l’Institut Français et, particulièrement, Mathieu Ardin, le directeur, qui a fait tout ce qu’il a pu.

    Il nous reste qu’à venir le 8 septembre vers 21 heures à Parc Pobedy, Poklonnaïa gora, et ouvrir grand les yeux !

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