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    Les incorrigibles
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    Selon le plan Lavrov – Kerry avalisé par le Conseil de sécurité de L’ONU, les éventuelles négociations entre le gouvernement syrien et l’opposition syrienne dans le cadre de Genève-2 doivent avoir lieu sans conditions préalables.

    Pourtant la France qui s’est proclamée grande amie de la Syrie vient de déclarer que la conférence Genève-2 ne sera censée discuter que les conditions du processus transitoire en Syrie et que Bachar al-Assad « ne doit jouer aucun rôle dans le futur gouvernement ». Cette position qui se trouve en contradiction flagrante avec la formule initiale de Genève-2 a été soutenue par les dix autres « amis » occidentaux et arabes de la Syrie, ce qui traduit clairement leur intention de saboter le règlement politique en Syrie afin de créer le prétexte pour une intervention militaire en Syrie.

    Nul n’est besoin d’expliquer pour la énième fois que la réalisation éventuelle d’un tel scénario aura des conséquences désastreuses non seulement pour la Syrie mais pour tout le Moyen Orient. Cette perspective semble encore plus évidente quand on voit ce qui se passe en Libye deux ans après l’intervention militaire que les pays occidentaux ont entreprise « au nom de la liberté du peuple libyen ».

    Il y a quelques semaines Fezzan, l’une des trois grandes provinces historiques de la Libye, a emboité le pas à la Cyrénaïque qui a proclamé son autonomie vis-à-vis du gouvernement central dont le pouvoir ne s’étend désormais que sur une partie de la Tripolitaine. Or, cette semaine, les autorités de la Cyrénaïque ont annoncé la création de leur propre gouvernement, ce qui parachève la scission de la Libye et la condamne ipso facto à une nouvelle guerre civile qui risque d’être encore plus féroce que la précédente.

    Or à en juger par le comportement de la France et des autres « amis de la Syrie » le gâchis libyen ne leur a pas servi de leçon. Un chat échaudé qui ne craint pas l’eau chaude, on aura tout vu, décidément.

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