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    Tout le monde est invité à s’inscrire… (partie 1)

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    © Photos fournies par l’auteur

    Nul ne peut rester insensible à la mélodie de la langue russe. Apprendre le russe c’est apprendre une langue séduisante, peut-on lire sur les plaquettes publicitaires. Et ce n’est pas faux. Mais comment choisir un enseignement de qualité si, après hésitations et réflexions, vous avez décidé d’apprendre la 6-e langue la plus parlée du monde ?

    Il semble que la cote d’efficacité d’une école peut être définie d’après le nombre des inscrits, surtout que si vous n’êtes pas en formation prise en charge par l’État, vous choisissez bien avant de payer… Or l’enseignement du russe le plus demandé à Paris c’est celui dispensé par le Centre culturel de Russie, appelé officiellement Centre de Russie pour la science et la culture. Il propose diverses formules d’apprentissage. Pour en avoir le détail, nous avons rencontré Mme Olga Sekletova, directrice des cours de russe. Mais avant de lui demander de présenter les enseignements, voici une question qui revient très souvent et taraude bien des candidats. Le russe est-ce une langue possible à apprendre ? Est-elle vraiment si difficile ? Olga Sekletova.

    Olga Sekletova. Ce n’est pas une langue difficile. Je peux vous le confirmer. Cela peut paraître à l’oreille quelque peu difficile mais cette impression disparaît quand on commence à apprendre la langue russe parce que, je peux vous dire, que la grammaire russe est très structurée. Et avec les spécialistes comme nos professeurs, ils dirigent très bien cet apprentissage de grammaire qui paraît bien accessible, et nos étudiants le constatent.

    LVdlR. Voilà, la première information encourageante pour ceux qui ont quelques hésitations à se lancer dans l’apprentissage de la langue de Tolstoï. Et maintenant rentrons dans le vif du sujet. Comment sont organisés les cours de russe au Centre culturel de Russie?

    O.S. Si on commence à parler du programme d’études, je peux dire que le programme des cours de russe au Centre de Russie pour la science et la culture à Paris comprend dix niveaux, du russe fondamental pour débutants au supérieur, en cours collectifs et en cours particuliers. Les étudiants peuvent aussi choisir une option spécialisée : le russe des affaires, civilisation, littérature, la Russie d’aujourd’hui : médias russes, conversation, grammaire. Et à la fin de chaque niveau, à la fin de chaque apprentissage, l’étudiant reçoit une attestation lui permettant d’accéder à un niveau supérieur. Au début, à l’inscription en cours de russe, on organise les tests pour les gens qui ont commencé l’apprentissage de la langue russe ailleurs, pour déterminer bien le niveau, et après, pour proposer le groupe correspondant.

    LVdlR. La plupart des étudiants, je pense, s’inscrivent en cours de langue générale. Dans quelle mesure ces cours sont destinés à l’apprentissage de la langue parlée, de la conversation?

    O.S. C’est le cas de la plupart des étudiants qui veulent commencer par les bases, Mais après l’essentiel c’est la conversation. Et c’est ce que nous proposons. Ce sont des cours qui durent deux heures, et pendant ces deux heures, on doit assimiler les connaissances de base en grammaire, prononciation et lexique. Après ce sont les textes et la conversation pour pouvoir utiliser la langue.

    LVdlR. Et combien y a-t-il d’étudiants dans chaque groupe?

    O.S. Douze personnes maximum.

    LVdlR. Quels sont les objectifs que les gens se posent quand ils s’inscrivent en cours de russe?

    O.S. Les objectifs sont tout à fait différents, personnels, familiaux. On veut avoir un étudiant venant d’une famille mixte… Où des Français qui ont adopté un enfant russe. Et pour pouvoir communiquer avec cet enfant ils veulent apprendre la langue russe pour, après, donner à l’enfant la possibilité de ne pas oublier sa langue maternelle. Ensuite, les intérêts professionnels : les personnes qui travaillent ou avec les pays de l’ex-URSS; et par intérêt personnel…

    LVdlR. L’intérêt personnel c’est une motivation intarissable, elle était présente même à l’époque où la Russie était fermée au monde. C’est pour ça que l’apprentissage du russe a son histoire. Les cours du russe auprès du Centre culturel ont été organisés en 1995. Avant il y avait l’apprentissage avec l’association France-Russie. Mais le format actuel, avec des enseignements très variés, y compris des enseignements d’été ou des enseignements pour les prestataires de services comme les restaurateurs, date de moins de dix ans. Et il a montré son efficacité car le nombre des étudiants impressionne. Combien d’ailleurs y en a-t-il au juste ? Olga Sekletova, la directrice des cours nous donne le chiffre.

    O.S. Chaque année c’est un peu différent, mais en gros si on parle de l’année d’études c’est autour de 800 personnes, cela peut être entre 650 et 800. Et si on parle de l’année civile, de janvier à décembre, on dépasse mille étudiants : mille deux cents, mille trois cents… Cela dépend de l’année.

    LVdlR. Avez-vous beaucoup de jeunes?

    O.S. Par rapport au nombre des étudiants, nous avons 25 pourcent de jeunes.

    LVdlR.E st-ce qu’il y a beaucoup d’étudiants qui abandonnent en cours de route?

    O.S. En cours de route… ce sont ceux qui partent pour aller travailler dans une autre ville, où que leur planning change autant que la personne ne peut pas suivre les cours, pour des raisons d’organisation personnelle.

    LVdlR. Quelles sont les méthodes que vous appliquez, quels sont les supports? Ce sont des manuels qui viennent de Russie?

    O.S. Nous utilisons plutôt, le plus souvent possible, des manuels qui sont édités par deux maisons d’éditions. La première s’appelle Rousski yazyk koursy, c’est à Moscou, et la deuxième maison s’appelle Zlatoust, à Saint-Pétersbourg.

    LVdlR. Lors de ma visite au Centre culturel j’ai vu que la médiathèque proposait des supports pédagogiques préparés par ces maisons d’éditions qui peuvent permettre aux étudiants de travailler en autonomie, d’approfondir leurs connaissance en dehors des cours. En outre, le Centre propose des stages en Russie dans beaucoup d’universités. Il ne faut pas être spécialement inscrit en cours de russe. Il suffit simplement de contacter la personne responsable et de formuler la demande. Olga Sekletova qui me l’a dit tient beaucoup à la qualité et à la variété des formations car, enseignante elle-même, elle a une grande expérience.

    O.S. En ce qui concerne moi-même, j’ai commencé à travailler en tant que professeur de russe à Moscou, à l’Institut Pouchkine. J’ai une assez longue pratique là-bas. Après j’ai travaillé à Paris comme lectrice de russe à la Sorbonne Paris IV. J’ai eu six ans d’expérience de travail. Maintenant je continue ici, non pas comme professeur mais comme organisatrice des cours de russe.

    LVdlR. Et il y a beaucoup de travail ?

    O.S. Oui. Nous avons chaque année 86 à 90 groupes d’étudiants. Nous avons une vingtaine de professeurs. L’équipe est remarquable. Tous les enseignants du Centre sont de langue maternelle russe et possèdent des diplômes russes de professeur de russe langue étrangère, ainsi que des diplômes français de haut niveau, doctorat et master en linguistique. C’est une équipe permanente de vrais spécialistes.

    LVdlR. Votre activité ne se limite pas aux leçons de langue. Il y a des activités culturelles autour de l’apprentissage du russe. Qu’est-ce que le Centre propose?

    O.S. On propose beaucoup de manifestations qui ont lieu ici : concerts, spectacles, expositions, vernissages. Une des dernières manifestations c’était une exposition de peintres femmes-diplomates et femmes de diplomates russes qui ont exposé leurs tableaux. C’était des tableaux très intéressants et l’exposition a attiré un grand nombre de spectateurs.

    LVdlR. Évidemment il s’y passe beaucoup d’autres manifestations auxquelles les étudiants peuvent participer eux mêmes car il est même possible d’apprendre la langue… en chantant. Le Centre propose un cours original de chorale russe, Si vous allez sur le site internet du Centre, vous verrez plusieurs documents concernant les fêtes organisées ensemble avec les étudiants. On ne les entend pas chanter mais on devine qu’ils le font très bien. Nous n’avons pas terminé notre conversation avec Mme Sekletova. Ses autres réponses à mes questions vous seront proposées prochainement. À suivre.

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