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Malgré la crise et la baisse des revenus en Grèce, le seuil de pauvreté en Grèce est plus élevé que le revenu annuel moyen en Bulgarie qui était censée adhérer à la zone euro, selon le site bulgare iNews. Le mauvais exemple de la Grèce a fait reporter sine die cette initiative à la Bulgarie.

Il s'est avéré que ces dernières années, le revenu moyen des Grecs était 3,5 fois plus élevé que celui des Bulgares. Ainsi, en 2013, le revenu annuel moyen en Grèce était de 8.879 euros ce qui équivaut à 17.366 leva, une somme trois fois plus élevée que le revenu moyen des Bulgares, rapporte INews en citant des agences du revenu grecs.

En même temps, en 2013 "le Bulgare moyen" a gagné 5.094 leva par an, mais en 2014 le revenu moyen a baissé pour atteindre 5.018 leva. Toutefois, en Grèce le revenu de celui qui gagne moins de 4.068 euros, c'est à dire 7.956 leva, est considéré comme étant sous le seuil de pauvreté, souligne la revue.

Rappelons que les autorités bulgares ont décidé d’adhérer à la zone euro, pourtant, le ministre du Travail et des politiques sociales, Ivaïlo Kalfin, a déclaré ces jours-ci que les indicateurs économiques ne permettaient pas à la Bulgarie de remplacer la monnaie nationale par l'euro. Cela n'amènera rien de positif, car l'économie du pays est pour l'instant trop faible. Le ministre s'est référé à l'exemple de la Grèce qui avait adhéré à la zone euro avec une économie faible.

Une raison de plus de craindre l'adhésion à la zone euro est que bien que les Grecs sont en général plus riches que les Bulgares, après la fermeture des banques grecques et la possibilité d’un Grexit, les hôtels et les restaurants en Grèce du nord se sont trouvés dans une situation telle qu'ils étaient désormais contraints d’accepter les payements en levove bulgares, annonce Euobserver.

Les distributeurs automatiques à Thessaloniki ont été épuisés, personne ne pouvait retirer même 5 euros", a confié au site Rumen Galabinov, un chef d’entreprise bulgare et conseiller financier, qui a présidé le conseil de surveillance financière bulgare en 2003". Alors, le propriétaire du restaurant qui possédait aussi deux hôtels, a dit que les clients bulgares étaient les bienvenus pour payer en levove", a-t-il ajouté.

Comme la Banque centrale européenne a plafonné sa livraison de liquidité et qu’il n’a toujours pas été clarifié pour quand le contrôle sur les mouvements de capitaux en Grèce sera levé, les touristes étrangers, payant en euros, en dollars ou en francs suisses seront toujours les bienvenus.

"Les payements en espèce sont majoritaires dans les petites entreprises touristiques sur lesquelles est basée l'économie grecque", a expliqué M. Galabinov.

Cette crise menace quelques 10.000 petites entreprises grecques qui ont migré en Bulgarie et qui créent des milliers d'emplois, a-t-il ajouté.


Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement la position de la rédaction de Sputnik.

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Tags:
revenus moyens, lev, petites entreprises, crise grecque, Rumen Galabinov, Ivaïlo Kalfin, Bulgarie, Grèce, zone euro
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