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Un photographe italien a pris une série de photos de la lutte libre des cholitas en Bolivie.

La vie des simples Boliviens n'est pas facile, ils travaillent du matin jusqu'au soir six jours sur sept. Pour se reposer, ces travailleurs vont regarder des matchs de catch qui n'opposent pas des lutteurs musclés, mais des cholitas, femmes aux longues tresses et en habit traditionnel.

​Le photographe italien Daniele Tamagni a pris une série de photos de la lutte libre des cholitas qu'il a baptisée Cholitas volantes.

La lutte des cholitas est une attraction, encore peu touristique, née il y a une dizaine d'années, à l'arrivée au pouvoir du président Evo Morales, un Indien Aymara. 

​Ce mélange de lutte américaine et mexicaine est un spectacle hors du commun. Les combattants chauffent la salle jusqu'à ce que les chaises et les fruits pourris volent jusqu'au ring dans les cris et les éclats de rires.

Il y a des combats "traditionnels" et mixtes remportés toujours par les cholitas.

​La plupart des combats de lutte libre des cholitas se tiennent à La Paz, la plus grande ville de Bolivie située à 3.600 m d'altitude, dans le cratère d'un volcan éteint.

Le mot Cholita, le diminutif de Chola, désignait à l'époque coloniale une femme née d'une union entre un Espagnol et une Indienne. Le terme a longtemps eu une connotation péjorative et raciste avant d'acquérir une meilleure réputation. A présent, ce terme évoque une respectable femme bolivienne ayant une forte identification à la culture indigène, qui préfère porter la traditionnelle jupe large et colorée des Indiens Quechua et Aymara et qui œuvre pour la préservation de la culture de son peuple.

​L'argent que les femmes gagnent en se battant leur sert surtout à se payer leurs tenues onéreuses composées de "polleras" (jupe traditionnelle), de sept "enaguas" (jupons) et de chapeaux melons. La jupe et les jupons coûtent dix fois plus cher qu'une tenue normale. Hors du ring, les cholitas sont pour la plupart des femmes au foyer ou des marchandes.

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Tags:
cholitas, Daniele Tamagni, La Paz, Bolivie
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