Ecoutez Radio Sputnik
    Avion d'entraînement et de combat russe Yak-130

    L'armée russe recevra 30 nouveaux avions Yak-130 d'ici 2018

    © Photo. Irkut Corporation
    Défense
    URL courte
    3471

    D'ici la fin de l'année 2018, les forces aérospatiales russes recevront 30 nouveaux avions d'entraînement Yakovlev Yak-130, a annoncé dimanche le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

    Le document rapporte que le vice-ministre de la Défense chargé des armements, Iouri Borissov, a signé avec le groupe de construction aéronautique Irkout un contrat de livraison de 30 appareils de cette classe.

    "Selon les termes du contrat, 30 avions Yak-130 seront livrés aux Forces aérospatiales d'ici la fin de l'année 2018", lit-on dans le communiqué.

    Développé par le bureau d'études Yakovlev, cet avion est extrêmement populaire non seulement en Russie, mais aussi en Biélorussie, en Algérie et au Bangladesh. Des contrats ont également été signés avec la Syrie et la Libye, mais leur exécution a été entravée par les hostilités qui ont éclaté dans ces deux pays.

    Les premiers appareils de ce type ont été livrés à l'armée russe en 2010. Cette dernière en compte actuellement plus de 60. Selon les informations publiques disponibles, depuis la mise en service du Yak-130, seuls trois avions de cette classe se sont écrasés au sol.

    Biplace d'entraînement et de combat, le Yak-130 est produit en série à l'Usine aéronautique d'Irkoutsk. Sa mission consiste à familiariser les pilotes avec des chasseurs hautement manœuvrables de génération 4++, dont les Su-30SM, les Su-34 et les Su-35, ainsi qu'avec des avions de cinquième génération tels que le T-50.

    Selon un pilote qui a pris part aux essais d'un Yak-130, il s'agit d'un avion "très bon et facile à manier". Cependant, estime-t-il, cet appareil comporte des "écueils", surtout pour les pilotes débutants.

    "Le Yak-130 dispose d'équipements qui empêchent le pilote de commettre des erreurs. Or, cet avantage se transforme parfois en défaut, car après s'être familiarisés avec un Yak-130, les pilotes ont du mal à prendre les commandes d'un Su-25 et d'un Su-24", affirme le spécialiste. Il précise notamment que l'avion est équipé d'un excellent système de protection contre le décrochage. Le Yak-130 est également très difficile à mettre en vrille. Cependant, si l'on y parvient, il suffit de relâcher les commandes pour que l'avion sorte de vrille lui-même et reprenne le vol en toute sécurité.

    La production du Yak-130 a subi de plein fouet les conséquences de la dégradation des relations russo-ukrainiennes. L'appareil possède deux turboréacteurs double flux d'une poussée de 2.500 kilogrammes chacun. Développés par des spécialistes russes et ukrainiens, ces moteurs étaient composés à moitié de pièces fournies par l'Ukraine. La crise dans les relations entre les deux pays a mis un terme à ces fournitures. A la fin de l'année 2014, la Russie a réussi à remplacer les pièces ukrainiennes par celles de fabrication nationale.

    L'avion est doté de missiles air-air et air-sol, de bombes de précision guidées, de bombes à chute libre, de missiles non guidés, d'une nacelle canon et d'un réservoir de carburant extérieur. Il est également équipé de systèmes de brouillages passifs permettant d'égarer les missiles adverses à autoguidage infrarouge.

    Le Yak-130, premier avion d'entraînement russe
    © RIA Novosti .
    Le Yak-130, premier avion d'entraînement russe

     

    Lire aussi:

    Le Yakovlev Yak-130, fleuron russe du salon aéronautique de Singapour
    Un groupe de pilotage sur les avions Yak -130
    La Russie négocie les fournitures des Yak-130 au Brésil
    Tags:
    Iak-130, pilote, entraînements, avions, armements, Bureau d'études Iakovlev, Bangladesh, Algérie, Libye, Biélorussie, Syrie, Ukraine, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik