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    S-400

    Les missiles S-400, source de convoitise de l’Asie au Moyen-Orient

    © Sputnik . Alexey Danichev
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    Plusieurs pays du Proche-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie du Sud-Est se disent intéressés par les systèmes russes de défense antiaérienne S-400. Lesquels ont déjà signé un contrat et lesquels sont encore au stade des négociations? Sputnik fait le point.

    La liste des potentiels acheteurs de systèmes de défense antiaérienne S-400 semble s'être allongée encore ce jeudi. Le Qatar, qui évoquait la possibilité d'acquérir cet armement depuis l'été, a confirmé, par la voix de son ambassadeur en Russie, mener des négociations «à un stade avancé» pour se procurer des S-400.

    Ces négociations portent sur les missiles mais aussi sur «les technologies pour les forces au sol», a-t-il précisé.

    Isolé depuis l'été dernier par ses voisins qui l'accusent de «soutenir des terroristes», le Qatar est d'ailleurs loin d'être l'unique pays de la région à négocier avec Moscou l'acquissions des S-400. Le rival saoudien de ce petit pays du Golf n'est pas en reste, et peut se vanter d'avoir conclu un contrat lui ouvrant la voie à l'achat du même type de missiles en octobre. L'accord a été signé à l'occasion d'une visite du roi Salmane dans la capitale russe, reçu au Kremlin par Vladimir Poutine.

    En effet, c'est la Turquie qui a été la première de la région à annoncer l'achat de systèmes russes, déclenchant une véritable réaction en chaîne. Depuis, toute une série de pays du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord ont annoncé leur intérêt pour l'acquisition des S-400.

    «Parmi les acheteurs potentiels figurent la Syrie, l'Iran, le Soudan, l'Égypte. Tous ceux qui ressentent une menace à leur sécurité de la part des organisations terroristes et de l'Otan», a expliqué cette semaine Viktor Bondarev, président de la commission sénatoriale russe de la Défense.

    Les systèmes de missiles sol-air russes S-400
    © Sputnik . Sergueï Pivovarov
    Le sénateur a souligné que la Turquie, pays membre de l'Otan, avait pris la décision d'acheter les S-400 même au risque «de mettre en péril ses relations avec l'Alliance pour renforcer sa sécurité».

    Le possible achat de ces missiles a également été évoqué en automne dernier par la presse marocaine, à la suite du déplacement du Premier ministre russe Dmitri Medvedev dans ce pays.

    Qui plus est, la livraison de ces moyens de DCA fait actuellement l'objet de négociations entre la Russie et Bahreïn, le commandant de la Garde royale, Nasser ben Hamed Al Khalifa, ayant annoncé en octobre que le Royaume souhaitait augmenter le nombre d'armes russes en dotation au sein de ses forces de défense.

    Les S-400 russes attirent également des pays de l'Asie du Sud-Est, parmi lesquels l'Inde est le potentiel acheteur le plus important. Lundi dernier, le journal Times of India, se référant à une source militaire, a annoncé que Dehli et Moscou achevaient les négociations sur la livraison de cinq divisions de ces missiles. Selon le quotidien, le contrat est estimé à près de 5,5 milliards de dollars.

    Alors que certains lorgnent sur les S-400, en négociant les contrats ou étant dans l'attente de leurs lots, un pays a déjà eu temps de mettre les missiles russe en service de son armée. Il s'agit en effet de la Chine, où les premières batteries seraient arrivées en ce mois de janvier, affirmaient la semaine dernière de nombreux médias russes.

    Le S-400 Triumph (désignation Otan: SA-21 Growler) est un système de missiles sol-air de grande et moyenne portée destiné à abattre tout type de cible aérienne: avions, drones et missiles de croisière hypersoniques. Le système est capable de tirer simultanément 72 missiles sur 36 cibles qu'il détecte à une distance de 600 km.

    Conçu par le bureau d'études Almaz-Anteï, le système S-400 Triumph est en dotation dans l'armée russe depuis 2007.

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    défense antiaérienne, S-400, Arabie Saoudite, Chine, Inde, Egypte, Bahreïn, Qatar, Turquie, Russie
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