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Donald Trump n’accusera pas la Chine de manipuler à la baisse sa devise, comme il l’avait fait dans ses discours préélectoraux, car le yuan est beaucoup plus fort que prévu, a estimé le candidat au poste d’ambassadeur américain en Chine, Terry Branstad.

Le gouverneur de l'Iowa et candidat au poste d'ambassadeur des États-Unis en Chine, Terry Branstad, a commenté la position du président américain au sujet de l'économie chinoise.

« Donald Trump n'a probablement pas suivi les promesses de campagne visant à accuser la Chine de manipuler les devises parce que le yuan s'est avéré plus fort qu'il l'avait anticipé », a déclaré mercredi M. Branstad lors d'une conférence consacrée à l'industrie de l'éthanol à Altoona, Iowa.

Pourtant, la déclaration de Terry Bronsted va à l'encontre de celles de Donald Trump lui-même. Ce dernier a déclaré mardi lors d'une réunion avec les pharmaciens américains que la Chine et le Japon « jouaient sur le marché monétaire » tandis que les Américains se comportaient « comme une bande d'idiots. »

Peu après, le premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé son intention de clarifier la question personnellement lors d'une réunion avec le président américain. Compte tenu l'absence de la réponse chinoise à une telle déclaration, Pékin semble n'avoir rien vu de nouveau et d'original dans la remarque de M. Trump.

Selon l'expert de l'Institut du développement contemporain Nikita Maslennikov, la Chine et les États-Unis s'étudient l'un l'autre, et s'envoient des signaux réciproques.

« Je n'exclus pas que les États-Unis puissent prélever des taxes à l'importation sur les produits chinois. Mais c'est peut être une étape démonstrative: une augmentation non pas de 45 %, comme l'avait déclaré Donald Trump, mais par exemple, de 5 %. Et l'idéologie de ces actions sera la suivante: nous augmentons les taxes précisément dans la mesure où vous n'ouvrez pas votre marché. »

Le principe de liberté du commerce est l'un des domaines où les parties devront équilibrer leurs intérêts, estime l'expert de l'Académie des sciences de Russie, Iouri Roubinskiï. La nouvelle administration américaine a réagi négativement au que la Chine se pose en défenseur de ce principe, déclare l'analyste.

« À Davos, Xi Jinping s'est imposé comme le dirigeant de la deuxième économie du monde et la première puissance commerciale du monde. Il a agi en tant que défenseur des progrès faits dans le domaine du libre-échange. En outre, il a directement indiqué aux États-Unis que la guerre commerciale n'aura pas de gagnants, tout le monde va y perdre », a rappelé l'expert.

Les experts ont qualifié l'ambassadeur américain pressenti en Chine de « vieil ami du président chinois Xi Jinping. » Leur première rencontre a eu lieu en 1985, lorsque Xi Jinping dirigeait une délégation agricole de la province du Hebei en visite dans l'Iowa.

Le 1er février, le gouverneur de l'Iowa Terry Bransted a en outre noté qu'il se voyait comme « un pont » entre Donald Trump et Xi Jinping. M. Bronsted reste optimiste et estime que les deux pays pourront trouver un terrain d'entente dans le commerce, y compris de produits agricoles.

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Tags:
marché mondial, économie, Terry Bronsted, Donald Trump, Xi Jinping, Chine, États-Unis
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