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Charles-Henri Gallois, ancien lieutenant de François Asselineau, a claqué la porte de l’UPR et vient de fonder un nouveau mouvement, Génération Frexit. Il analyse au micro de Sputnik les perspectives économiques de la France suite à la signature du plan de relance européen.

«Une absurdité totale! C’est peut-être 140 milliards d’euros que la France va laisser dans l’affaire entre 2021 et 2027». Joint par Sputnik, Charles-Henri Gallois, le fondateur du nouveau mouvement Génération Frexit, s’insurge:

«N’importe quel chef d’entreprise aurait évité de signer un plan pareil», affirme ce diplômé de la prestigieuse EM Lyon Business School.

En entretien, l’ex-responsable des questions économiques à l’Union populaire républicaine (UPR) s’en prend sans détour au plan de relance sur lequel sont tombés d’accord les Vingt-Sept au petit matin du 21 juillet. «Le pire accord de l’histoire», tempête-t-il, car «la France est perdante sur tous les tableaux en ce qui concerne ses intérêts», développe l’auteur des Illusions économiques de l’Union européenne (Éd. Fauves, 2019):

«Dans cet accord, elle cumule les désavantages de l’Allemagne et de l’Italie. De l’Allemagne, parce que la France va continuer à payer pour l’UE, sauf qu’à la différence de l’Allemagne, ce système la défavorise. Et de l’Italie, parce que nous souffrons énormément de l’euro et du marché unique.»

En revanche, «l’Italie et l’Espagne vont toucher des sommes bien plus intéressantes que la France, alors que l’économie hexagonale va être affectée sensiblement pareil par la crise sanitaire en pourcentage de son PIB, selon les projections de l’OCDE. On se fait avoir, nous sommes le pigeon de l’UE», regrette Charles-Henri Gallois: «La France ne va “recevoir” que 39 milliards d’euros, mais va payer entre 80 et 100 milliards d’euros», estime-t-il.

​«D’autant, poursuit l’ancien trésorier de l’UPR, que la France n’a pas du tout besoin de l’UE pour emprunter sur les marchés, contrairement à d’autres pays. Elle bénéficie même de taux négatifs.»

Or «la France va se retrouver à être en partie garante de ces emprunts qui bénéficieront essentiellement à d’autres. Que se passera-t-il si, par exemple, l’Italie fait défaut?», lance Charles-Henri Gallois.

Et d’en déduire: «Si la France va ainsi payer pour les autres et financer un système dans lequel elle est perdante au niveau économique, c’est parce qu’Emmanuel Macron a pris cette décision pour des raisons politiques. Le président de la République s’est engagé personnellement dans cet accord et en a été l’un des plus fervents défenseurs.»

«Contre Macron et Le Pen»

Fidèle à sa critique des institutions européennes, Charles-Henri Gallois juge donc qu’«il est grand temps que la France reprenne son destin en main, et cela, ça passe par le Frexit». Après les accusations internes de harcèlement contre François Asselineau, l’ancien responsable des questions économiques à l’UPR a quitté le parti et a fondé le mouvement Génération Frexit.

​«Un mouvement apartisan, mais évidemment pas apolitique, précise-t-il, qui vise à rassembler différentes sensibilités sous la bannière souverainiste, plutôt que d’être dans le “on-est-les-seuls-à-avoir-raison” de l’UPR.»

«L’UPR est devenue une impasse, et je pense même qu’elle est devenue un obstacle au Frexit», accuse Charles-Henri Gallois.

«Il faut battre à la fois Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2022 pour sortir de l’Union européenne», conclut le désormais président de Génération Frexit.

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Tags:
Emmanuel Macron, François Asselineau, UPR (Union Populaire Républicaine), Union européenne (UE)
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