Economie
URL courte
Par
17837
S'abonner

Au mois de mars, alors que les États-Unis avaient importé du pétrole iranien pour la première fois depuis novembre 1991, la Russie leur a livré une quantité de pétrole et de produits raffinés record en 12 ans, se hissant ainsi au deuxième rang parmi les exportateurs, selon le département de l’Énergie.

Au mois de mars, le marché pétrolier américain a été marqué par deux événements. La Russie a livré aux États-Unis une quantité record de pétrole et de produits pétroliers pour la première fois depuis 12 ans et l’Iran leur a vendu son pétrole pour la première fois depuis novembre 1991.

Deuxième exportateur de produits raffinés et quatrième de pétrole

Selon les dernières données de l’Agence d’information sur l’énergie du département américain de l’Énergie (EIA), en mars, les exportations russes vers les États-Unis ont été multipliées par 1,8 par rapport au mois de février de l’année en cours pour atteindre 22,938 millions de barils, au plus haut depuis 2009. La Russie est ainsi devenue le deuxième exportateur vers les États-Unis.

Les livraisons de pétrole et de produits pétroliers russes vers les États-Unis n’avaient été supérieures qu’en mai et en juillet 2009, respectivement à 25,083 et 23,484 millions de barils.

Le Canada détient traditionnellement la première place parmi les exportateurs vers le pays avec 139,869 millions de barils. Le Mexique a reculé à la troisième position (17,616 millions de barils). L’Arabie saoudite est quatrième avec 10,868 millions de barils.

En ce qui concerne le pétrole proprement dit, la Russie arrive quatrième avec 6,1 millions de barils (197.000 barils par jour) ce qui est 3,5 fois supérieur aux livraisons de février. Les trois premières marches du podium sont occupées par le Canada, le Mexique et l’Arabie saoudite.

Les raisons de l’augmentation des ventes russes

En mars, le ministère américain de l’Énergie a annoncé qu’en 2020 la demande de pétrole russe aux États-Unis avait atteint un niveau record avec un taux journalier moyen de 538.000 barils. Les livraisons russes ont augmenté de 3,5% sur l’année pour s’élever à près de 7% dans l’ensemble des importations américaines. Il y a 20 ans, ce taux était inférieur à 1% avant d’atteindre 5,5% en 2011.

Les experts expliquent l’augmentation des livraisons russes par les sanctions américaines contre le Venezuela, un des principaux fournisseurs des États-Unis.

En l’absence de livraisons en provenance du Venezuela, les raffineries américaines adaptées au traitement d’un type de pétrole concret ont dû chercher une alternative. Il s’est avéré que le brut russe Urals convenait au mieux pour remplacer le vénézuélien. En outre, le rapport qualité/prix du brut russe était séduisant et son achat n’était pas frappé par des sanctions.

Le retour de l’Iran

Pour ce qui est de l’Iran, ses livraisons journalières de pétrole se sont élevées en moyenne à 33.000 barils. Les États-Unis ont importé du pétrole iranien pour la première fois depuis novembre 1991. Cependant, en octobre 2020, ils avaient acheté à l’Iran des produits pétroliers (36.000 barils par jour), pour la première fois depuis décembre 1991.

L’EIA précise que depuis 1979, année de la Révolution islamique en Iran et de la crise des otages dans l’ambassade américaine de Téhéran, les importations iraniennes vers les États-Unis avaient été épisodiques.

Lire aussi:

Une personne vaccinée peut-elle être considérée comme cas contact?
Découverte d’un charnier au Canada: qui étaient ces enfants victimes de la mission civilisatrice imposée par l’Occident?
Président «jupitérien»: «Macron s’est trompé d’époque, il en subit les conséquences» - vidéo
Tags:
pétrole, États-Unis, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook