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Paris et Bruxelles se demandent si AstraZeneca et Pfizer ne revendent pas en coulisse une partie de leur production européenne au Royaume-Uni au détriment des commandes d’autres pays, ércit Le Canard enchaîné.

Alors que la vaccination contre le Covid prend de l’ampleur au Royaume-Uni, le Président français ainsi que ses 26 collègues au sein de l’Union européenne soupçonnent AstraZeneca de «privilégier en douce l’équipe de Boris Johnson», relate Le Canard enchaîné.

Le groupe suédo-britannique, qui avait déjà touché plus de 330 millions d’euros de l’UE, vient d’annoncer qu’il ne livrera que 31 millions de doses sur les 80 millions prévues pour la fin mars. Auparavant, c’est le laboratoire Pfizer qui avait également réduit les quantités annoncées.

Décision aux conséquences troublantes

Selon Le Canard enchaîné, dans ce contexte, Bruxelles se demande «si AstraZeneca et Pfizer ne revendent pas en coulisse une partie de leur production européenne à la Grande-Bretagne ou à d’autres pays, qui n’hésiteraient pas à faire monter les prix».

«En attendant, dans les centres de vaccination français, c’est toujours le foutoir», constate le journal.

La décision de Pfizer a notamment contraint les médecins et infirmières français à «sortir six doses de chaque flacon au lieu des cinq qu’ils sont censés contenir, comme l’indique leur étiquette».

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Tags:
Union européenne (UE), Royaume-Uni, vaccin, Pfizer, AstraZeneca
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