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La nouvelle chaîne d’information GB News doit commencer à diffuser en mars au Royaume-Uni. Alors que des médias comme le Guardian l’accusent déjà d’un manque d’impartialité, son président assure qu’il veut donner la parole à tous les Britanniques et pas seulement aux représentants de la gauche libérale.

Dans les mois à venir, la grille des chaînes au Royaume-Uni doit s’élargir avec l’apparition de deux nouveaux médias: GB News et News UK TV. Si le premier bénéficie d’un soutien financier du géant américain Discovery, le deuxième fait partie de l’empire médiatique de Rupert Murdoch, fondateur de Fox News.

Une campagne de critiques

Bien que les chaînes n’aient pas encore débuté leur diffusion, elles font déjà face à une campagne de critiques de la part des médias de gauche comme le Guardian et l’Evening Standard. Ainsi, début janvier, le Gardian a annoncé l’apparition de deux chaînes «anti-impartiales» similaires à l’américaine Fox News sans laquelle «il n'y aurait jamais eu de présidence Trump». L’Evening Standard a également publié en janvier un article intitulé «Êtes-vous prêt pour une Fox News britannique? Les gens derrière GB News l'espèrent...».

En outre, dans la cadre d’une campagne sur les réseaux sociaux Stop Funding Hate, des centaines de tweets avec le hashtag #DontFundGBNews ont été envoyés aux banques, aux sociétés de téléphonie mobile et à d'autres entreprises, appelant à ne pas promouvoir la chaîne GB News.

​GB News se défend

Réagissant à ces critiques, GB News a envoyé au Gardian une lettre que le quotidien n’a pas souhaité publier. Dans celle-ci, dont des extraits ont été repris le 2 février par le journal britannique PressGazette, le directeur général de la chaîne Angelos Frangopoulos a déclaré que qualifier GB News de «chaîne anti-impartiale est non seulement faux mais sans fondement», étant donné que la diffusion n’a pas encore débutée.

«GB News sera résolument indépendante. C'est notre point. Nos investisseurs le savent, nos journalistes le sauront et nos téléspectateurs aussi. Notre objectif est de servir les communautés britanniques qui se sentent mal représentées par les grands médias télévisés, en particulier en dehors de Londres», a-t-il écrit.

Le président de la chaîne s’exprime

Dans sa tribune publiée le 7 février par The Express, le président de GB News Andrew Neil a détaillé la ligne éditoriale de la chaîne. Il a notamment souligné que les grands médias étaient déconnectés de la majorité de la population et que la couverture des actualités était devenue «trop métropolitaine» et «trop bourgeoise».

«Certains journalistes et commentateurs semblent être trop convaincus que leurs hypothèses de gauche libérale doivent sûrement être partagées par toute personne sensée du pays. Mais beaucoup de ces personnes sensées en ont assez. Elles se sentent exclues et ignorées […]. Une grande partie des médias ne reflètent plus leurs valeurs ou ne partagent plus leurs préoccupations. GB News s'adresse directement à ces gens», a-t-il souligné.

Il a insisté sur le fait que la chaîne se conformerait aux règles de l'Office of communications, l'autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, qui garantissent l'impartialité et l'absence de parti pris dans la diffusion de l'information.

«Les faits doivent être bien documentés et exacts. Le complot et la désinformation ne seront pas tolérés. Les erreurs seront rapidement reconnues et rectifiées», a-t-il conclu.

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Tags:
peuple, droite, gauche, médias, Royaume-Uni
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