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Commentant un document dressé par les autorités européennes dans lequel elles accusent Moscou de vouloir intégrer une partie de l’est de l’Ukraine, le porte-parole du Kremlin a balayé ces allégations tout en rappelant que la Russie n’avait jamais «eu l’intention d’absorber qui que ce soit».

À l’occasion d’une publication de l’agence Bloomberg du mercredi 12 mai, Dmitri Peskov a dû rappeler une nouvelle fois que la Russie ne voulait pas prendre le contrôle des territoires de l’est de l’Ukraine.

«La Russie n'a pas l'intention d'absorber qui que ce soit et ne l'a jamais fait», a déclaré jeudi le porte-parole du Kremlin.

Mercredi, Bloomberg a cité un document ayant circulé au sein des institutions européennes qui affirmait que des mesures prises par le Kremlin, notamment la délivrance de passeports aux habitants des régions de l’est de l’Ukraine, visaient à «intégrer de facto les zones hors du contrôle du gouvernement ukrainien à la Russie».

Vladimir Poutine a signé le 24 avril 2019 un décret permettant d'octroyer, selon une procédure simplifiée, des passeports russes aux habitants du Donbass où, selon le chef d’État russe, la situation dans le domaine des droits de l'homme était déplorable. En outre, il a déclaré que Moscou se penchait sur les moyens de propager ces mesures à tous les citoyens d'Ukraine.

Format Normandie

La Russie, aux côtés de la France, de l’Allemagne et de l’Ukraine, poursuit des discussions au sein du format Normandie dont le but est de relancer la mise en œuvre des accords de Minsk afin d'aboutir à un cessez-le-feu complet dans l’est de l’Ukraine.

Ainsi le 26 avril, au cours d’un entretien téléphonique, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont convenu de poursuivre leur dialogue dans le cadre de ce format. Le Président français a informé son homologue russe de l'entrevue qu'il avait eue à Paris le 16 avril avec le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky. De son côté, M.Poutine a attiré l'attention du Président français sur les actions de Kiev, les jugeant provocatrices. Il a affirmé que Kiev exacerbait la crise dans le Donbass et ignorait les clauses des ententes de Minsk 2.

Les perspectives du règlement pacifique du conflit dans l’est de l’Ukraine ont également été discutées le 30 avril par le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko et des responsables des ambassades allemande et française en Russie.

Vers une possible rencontre des Présidents russe et ukrainien?

Fin avril, le chef de l’État ukrainien a invité son homologue russe à une entrevue dans la zone de conflit de l'est de l'Ukraine. Répondant à cette déclaration, le porte-parole du Kremlin a indiqué que le Président russe n’avait reçu aucune demande officielle de la part de la présidence ukrainienne. Dmitri Peskov a alors souligné qu’il existait des conditions préalables à un entretien des deux Présidents et a dénoncé un grand nombre de provocations de la part de l’armée ukrainienne ces derniers mois dans le Donbass.

Par la suite, le Président ukrainien a également évoqué le Vatican comme «endroit optimal» pour une telle rencontre. Moscou a une nouvelle fois informé n’avoir reçu aucune proposition officielle concernant une telle rencontre au Vatican.

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Tags:
Bloomberg, France, Russie, Ukraine
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