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Le drame s’est déroulé dans la nuit du 22 au 23 décembre dans le Puy-de-Dôme. Les gendarmes ont répondu à un appel pour violences intrafamiliales. Le forcené a tiré sur les militaires, en tuant trois, faisant du même coup quatre orphelins. Voici ce que l’on sait des trois victimes.

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Éric Maillaud, lors de sa conférence suite au drame qui s’est déroulé ce mercredi 23 décembre dans le Puy-de-Dôme -où trois gendarmes ont perdu la vie et un autre a été blessé en tentant de porter secours à une femme exposée à des violences conjugales-, est revenu sur les trois victimes et leurs familles endeuillées, exprimant son profond chagrin.

«Je voudrais dire un mot de ceux qui ne sont plus là et, au péril de leur vie, sont venus au secours de cette femme qui craignait des violences conjugales et était réfugiée sur la toiture de son domicile», a commencé Éric Maillaud.

Les trois gendarmes appartenaient tous à la brigade d’Ambert, bien que dans des unités différentes. L’un d’eux était le brigadier Arno Mavel, âgé de 20 ans qui s’était orienté vers une carrière de militaire en passant récemment le concours d'entrée à l'école de sous-officiers de gendarmerie. Le jeune homme, célibataire et sans enfants, était gendarme adjoint du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie d'Ambert. Il a finalement succombé à ses blessures malgré les soins prodigués par les secours.

Dans le même temps, un autre militaire, l’adjudant Boillon, a aussi été touché par une balle, qui «a frappé un petit espace du gilet pare-balles qu'il portait, ce qui l'a empêché de mourir».

Les deux autres gendarmes mortellement blessés par le feu du forcené étaient un lieutenant de 45 ans, Cyrille Morel, et un adjudant de 37 ans, Rémi Dupuis.

Cyrille Morel a laissé deux enfants de 15 et 11 ans. Son collègue, Rémi Dupuis, gradé de la brigade d'Ambert, était pacsé, père de deux enfants.

«Une fillette de 7 ans et un garçon, qui allait avoir 1 an le 4 janvier prochain», a détaillé le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

L'adjudant Boillon a miraculeusement survécu. Il a été expliqué que la balle qui l'a frappé a touché un «petit espace du gilet pare-balle qu'il portait, ce qui l'a empêché de mourir».

Un drame qui a coûté trois vies

Dans la nuit du 22 au 23 décembre, les gendarmes ont été appelés pour des violences intrafamiliales dans un hameau isolé près du village de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme. Une intervention qui a coûté la vie à trois d’entre eux et en a blessé un autre.

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand a indiqué que l’intervention avait été décidée suite à l’alerte donnée par une amie de la femme agressée par son conjoint.  

Plus tard dans la nuit, le GIGN et un très important dispositif de 300 gendarmes a été déployé pour retrouver l’assaillant qui avait pris la fuite. Par la suite, Gérald Darmanin a annoncé que l’auteur présumé des meurtres avait été retrouvé mort. Les circonstances du décès du suspect n'ont pas été précisées.

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Tags:
police, France, morts, gendarmes
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