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Lors du sommet de l’Otan qui se déroule actuellement à Varsovie, le président français François Hollande a déclaré que la Russie n’était ni un "adversaire", ni une "menace", mais un "partenaire".

"L'Otan n'a pas du tout vocation à peser sur les relations que l'Europe doit avoir avec la Russie, et pour la France la Russie n'est pas un adversaire, n'est pas une menace", a-t-il insisté.

Quelques pays-membres d'Otan, surtout ceux d'Europe orientale, ont tendance à considérer la Russie comme une menace directe pour la sécurité de la population européenne. Pour se justifier ils avancent le rattachement de la Crimée à la Russie et le fait que la Russie a soutenu les insurgés du Donbass, dans l'est de l'Ukraine.

Ces pays européens ne sont pas les seuls à insister sur le terme "menace": le président américain Barack Obama, dans une tribune publiée vendredi par le Financial Times, a également qualifié les actions de la Russie en Ukraine d'"agression" ce qui, d'après lui, incarne la "menace" de "notre vision d'une Europe en paix".

Pourtant, son homologue français est plus réservé dans les termes qu'il emploie et a même qualifié la Russie de partenaire:

"La Russie est un partenaire qui, c'est vrai, peut parfois, on l'a vu en Ukraine, utiliser la force. Nous l'avons condamné quand il s'est agi de la Crimée — et nous cherchons (…) à trouver une solution pour la crise en Ukraine", a-t-il souligné.

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© REUTERS / Francois Lenoir
En outre, François Hollande estime que tous les pays européens ont besoin de participer à la lutte contre le terrorisme. Il faut souligner qu'après la série d'attentats qui a eu lieu en 2015, la France a renforcé sa sécurité et cela sera poursuivi au cours de l'année 2017, selon M. Hollande. Pourtant, le président français a fait remarquer que "la France fera ce qu'elle doit, mais pas davantage. C'est aux autres d'assurer cette sécurité".

Le Sommet de Varsovie sera la deuxième réunion à grande échelle de l'Otan dans son histoire sans la participation de la délégation russe. Le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg a toutefois annoncé qu'une nouvelle réunion de "dialogue" entre l'Otan et la Russie se tiendrait au niveau des ambassadeurs le 13 juillet à Bruxelles. Le ministre polonais de la Défense, Antoni Macierewicz, a déjà déclaré que selon les résultats de la réunion, quelques milliers de militaires de l'Otan seront déployés sur le territoire de son pays afin de "repousser les attaques potentielles de l'agresseur".

Dans un contexte de multiples déclarations sur la menace russe et des accusations à l'encontre de Moscou concernant sa participation au conflit ukrainien, l'Otan renforce sa présence en Europe de l'Est. En même temps, l'Alliance insiste sur le fait qu'elle fait tout cela à des fins défensives. Les autorités russes ont fait plusieurs fois remarquer qu'elles considéraient l'avancée des troupes de l'Otan vers les frontières russes comme une menace pour la sécurité.

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sommet, terrorisme, sommet de l'Otan à Varsovie (2016), OTAN, François Hollande, Barack Obama, Varsovie, Crimée, Pologne, France, Ukraine, Russie
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