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    «Gilets jaunes»: tensions place de l’Étoile

    Mobilisation des «gilets jaunes» du 17 novembre: une attaque terroriste déjouée

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    «Ça va saigner le 17 novembre»: quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire samedi dernier, soupçonnés d'avoir voulu commettre une attaque terroriste sur le sol français le 17 novembre, alors que les forces de l'ordre étaient mobilisées sur le mouvement des «gilets jaunes», a appris Le Parisien.

    Quatre hommes, qui étaient en garde à vue depuis mardi dans le cadre d'une enquête antiterroriste, ont été mis en examen samedi et placés en détention provisoire, a annoncé Le Parisien de source judiciaire.

    Ces suspects, interpellés dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, ouverte le 31 août et visant «des velléités de départ en zone de djihad et l'évocation imprécise d'un projet de passage à l'acte violent», ont été mis en examen samedi par des juges d'instruction pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon cette source.

    Un cinquième homme, lui aussi en garde à vue depuis mardi, n'a pour sa part pas été mis en examen.

    Mardi, trois des suspects avaient été interpellés par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Saint-Etienne (Loire), tandis que les deux autres, déjà incarcérés, avaient été extraits de prison pour être interrogés.

    Le Parisien fait savoir que les autorités ont précipité les interpellations, après avoir intercepté un SMS envoyé par l'un des suspects à sa fiancée dans lequel il avait écrit: «Ça va saigner le 17 novembre».

    Selon Le Parisien, la cible n'était pas clairement définie, mais les enquêteurs ont retrouvé chez l'un des membres du groupe, une arme de chasse et sept cartouches. Un autre cherchait à se procurer une kalachnikov. En garde à vue, les suspects n'ont pas caché leur radicalisation. L'un a affirmé soutenir la nébuleuse d'Al-Qaïda, un autre vouloir se rendre au Yémen. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi un ordinateur, plusieurs tablettes, et une clé USB contenant de la documentation pro-Daech*.

    L'un des suspects a expliqué en garde à vue vouloir profiter du désordre engendré par les «gilets jaunes» et la mobilisation policière pour commettre un braquage. Mais les juges anti-terroristes sont convaincus que le petit groupe voulait commettre une attaque terroriste sur le sol français ce jour-là.

    Les «gilets jaunes», qui protestent contre la hausse des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d'achat, ont bloqué samedi et dimanche des autoroutes, des ronds-points et des hypermarchés. Des «gilets jaunes» se sont aussi rendus près de l'Élysée, où les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les repousser. Quelque 3.500 personnes sont restées mobilisées dans la nuit de samedi à dimanche. Sur certains sites, les manifestations ont repris ce dimanche.

    La journée de manifestations du 17 novembre a rassemblé, selon Christophe Castaner, «287.710 personnes sur 2.034 sites». Pour le syndicat France police-Policiers en colère, 1,3 million de «gilets jaunes» sont descendus dans les rues.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    gilets jaunes, Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT), Saint-Etienne
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