Ecoutez Radio Sputnik
    Alexandre Benalla

    Trace d’un «contrat russe» dans l’affaire Benalla: démission d’une responsable à Matignon

    © AFP 2019 Alain JOCARD
    France
    URL courte
    Affaire Benalla (194)
    4181
    S'abonner

    La chef du Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM) a présenté ce jeudi sa démission afin d'«écarter toute polémique» dans le cadre de l'affaire Benalla, a annoncé Matignon jeudi après-midi. En effet, son compagnon serait éventuellement impliqué dans un contrat de sécurité avec un oligarque russe.

    Marie-Élodie Poitout, la chef du Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), Édouard Philippe, a donné ce jeudi sa démission afin d'«écarter toute polémique», a annoncé Matignon jeudi après-midi. Son compagnon, Chokri Wakrim, «ce militaire au parcours opaque», selon Libération, pourrait être impliqué dans un contrat avec le Russe Iskander Makhmoudov.

    Elle a toutefois nié être liée à un entretien controversé entre Alexandre Benalla et Vincent Crase dont un enregistrement avait été révélé par Mediapart, a ajouté Matignon.

    Lors d'un entretien avec le Premier ministre, Marie-Élodie Poitout a démenti «être d'une quelconque façon liée à une rencontre entre MM.Benalla et Crase fin juillet. Toutefois, consciente de la sensibilité de sa fonction et soucieuse d'écarter toute polémique, la chef du GSPM a demandé au Premier ministre d'être affectée sur une autre mission au sein du ministère de l'Intérieur», a indiqué le cabinet d'Édouard Philippe.

    Le site Mediapart avait précédemment révélé un enregistrement accablant d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase daté du 26 juillet, alors que leur contrôle judiciaire leur interdisait de se voir, a indiqué Libération. Les deux hommes réfléchissaient au moyen de détruire d'éventuelles preuves compromettantes et s'inquiétaient notamment des liens qui risqueraient d'apparaître en rapport avec le «contrat russe» qui semblerait avoir été négocié alors qu'Alexandre Benalla était encore en poste à l'Élysée et signé par une société gérée à l'époque par Vincent Crase, selon le journal.

    Dossier:
    Affaire Benalla (194)
    Tags:
    La Libération, enregistrement, données compromettantes, polémique, démission, palais de l'Élysée, Vincent Crase, Alexandre Benalla, Édouard Philippe, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik