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    Abdelaziz Bouteflika

    «L'Algérie, le cauchemar de Macron»: ce qui se passerait en France si Bouteflika mourrait

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    Présidentielle en Algérie (2019) (50)
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    Les autorités françaises «sont terrifiées par la perspective d'une grave déstabilisation de notre ancienne colonie après la mort de Bouteflika», a déclaré un haut responsable à un journaliste de l'Obs, qui a listé les raisons de l’inquiétude de Paris.

    À l'approche de l'élection présidentielle en Algérie, le journaliste Vincent Jauvert a écrit pour le magazine le Nouvel Observateur un article expliquant que l'Élysée et les services français de sécurité sont angoissés par l'idée d'une «déstabilisation de l'Algérie à la suite de la mort du Président Bouteflika ou d'une révolte».

    Ainsi, un haut responsable français a confié au média «ce qui inquiétait le plus Emmanuel Macron». L'entretien a eu lieu en février, plusieurs jours avant les manifestations contre un cinquième mandat du Président Abdelaziz Bouteflika.

    «Le cauchemar du président de la République, c'est l'Algérie. C'était aussi celui de ses prédécesseurs. Les plus hautes autorités de l'État sont terrifiées par la perspective d'une grave déstabilisation de notre ancienne colonie après la mort de Bouteflika», a-t-il affirmé.

    Le journaliste souligne notamment qu'«une grave crise politique dans ce pays si proche — à la suite d'une révolte de la jeunesse et/ou d'une disparition de son président — risque, en effet, de poser des problèmes considérables à la France».

    Dans son article, le journaliste énumère quatre raisons qui expliquent pourquoi une éventuelle mort de M.Bouteflika serait défavorable à la France.

    Premièrement, le journaliste évoque une éventuelle crise énergétique: 10% du gaz importé par la France proviennent d'Algérie, le pays étant un de ses principaux fournisseurs d'énergie.

    Par ailleurs, une déstabilisation en Algérie pourrait pousser «des centaines de milliers de jeunes» Algériens à émigrer en France «ce qui, à l'évidence, poserait un défi politique majeur au gouvernement français», poursuit M.Jauvert.

    Il faut également tenir compte «que l'immigration algérienne en France, et sa descendance, est nombreuse et attentive à ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée».

    Enfin, il ne faut pas oublier la menace terroriste car «la précédente crise politique algérienne à la fin des années 1980 a ouvert la voie aux djihadistes qui ont semé la terreur dans le pays pendant une décennie et menacé la France à plusieurs reprises».

    Abdelaziz Bouteflika, 81 ans et victime d'un AVC en 2013, au pouvoir sans interruption depuis 1999, a annoncé le 10 février qu'il briguera un cinquième mandat en Algérie. L'élection présidentielle algérienne se déroulera mi-avril.

    Des opposants à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle ont manifesté vendredi 22 février dans plusieurs villes d'Algérie. Dimanche, de nombreux manifestants ont également défilé à Paris et à Alger.

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    crise, décès, élection présidentielle, Abdelaziz Bouteflika, Emmanuel Macron, Algérie, France
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