Ecoutez Radio Sputnik
    Un gendarme. Archive

    Vidéos de viols en direct: un ex-gendarme mis en examen à Nancy

    © AFP 2019 JACQUES DEMARTHON
    France
    URL courte
    7240
    S'abonner

    Un ancien gendarme a été mis en examen pour avoir commandité et visionné des vidéos de viols et d'agressions sexuelles de mineurs tournées en direct depuis les Philippines, a-t-on appris samedi auprès du procureur de la République de Nancy.

    Placé en garde à vue lundi, le suspect — un ancien officier de gendarmerie de 55 ans, selon L'Est Républicain, a été mis en examen pour «complicité de viol et d'agression sexuelle sur mineur de 15 ans» et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué à l'AFP François Pérain.

    L'enquête a démarré par un signalement du Homeland Security Investigation (HSI), agence fédérale américaine compétente en matière d'abus sexuels sur mineurs, qui a indiqué à l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) qu'un Français, en l'occurrence l'ex-gendarme, était «commanditaire d'actes de viols et d'agressions sur mineurs de 15 ans commis aux Philippines courant 2017-2018», selon M.Pérain.

    Le HSI était tombé sur la piste du Français après l'examen de «supports numériques et informatiques saisis» chez un suspect aux Philippines, lequel avait diffusé sur Internet "des scènes d'agressions sexuelles et de viols de mineurs en "live streaming"», indique M.Pérain.

    Cette pratique consiste à «diffuser en direct sur Internet et de façon payante des vidéos d'abus sexuels, notamment sur des enfants (…) majoritairement pré-pubères», un phénomène apparu en 2012 aux Philippines, explique le procureur.

    Via des plateformes de discussions et moyennant un paiement allant de «15 à 60 dollars», clients et fournisseurs choisissent le "profil" de la victime et conviennent d'un scénario d'agression. La vidéo est ensuite diffusée, soit préenregistrée, soit en direct afin de permettre aux commanditaires d'influer en temps réel sur l'agression.

    L'ancien gendarme a notamment été confondu par des échanges Internet étalés entre août et décembre 2017, dans lesquels il mentionnait entre autres deux mineurs «dont l'un aurait subi une agression sexuelle et l'autre un viol», a précisé M.Pérain.

    Le HSI fait état de 26 transactions financières vers les Philippines, pour un montant total de 82.235 pesos philippins (environ 1.380 euros).

    Tags:
    gendarmes, viol, Nancy, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik