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L’image d’Adama Traoré, décédé lors d’une arrestation dans le Val-d'Oise, hante toujours les Français. Trois ans après sa mort, des citoyens se sont rassemblés dans les rues de Paris pour demander «La vérité pour Adama».

Samedi 20 juillet a été l’occasion à Paris de descendre dans la rue pour réclamer, une nouvelle fois, «La vérité pour Adama», mort lors d'une interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val d'Oise) en 2016. «Nous sommes Gilets jaunes depuis 40 ans»: Assa Traoré, la sœur d'Adama, a appelé à une convergence pour mener le «combat contre les violences policières» lors d'une conférence de presse avant le début de la marche.

«Cette marche avec les Gilets jaunes est un grand pas dans le combat contre les violences policières», a-t-elle expliqué, aux côtés de membres du Comité Adama, lors d'une conférence de presse, quelques minutes avant le début de cette marche, qui se terminera dans le quartier de Boyenval, où Adama Traoré a vécu.

«On ne veut pas qu'en 2020, il y ait encore une marche pour Adama mais qu'il y ait un procès», a ajouté Assa Traoré, pour qui «les éléments sont pour nous et pour la tenue d'un procès».

Pour elle, l'affaire Adama est devenue un symbole des violences policières et d'un «système autoritaire». «Combat pour tous les Adama!», a-t-elle lancé.

La manifestation doit passer devant la caserne de gendarmerie où la mort d'Adama Traoré a été constatée le 19 juillet 2016, peu après son arrestation au terme d'une course-poursuite, précise l’Afp.

«Aujourd'hui c'est aussi l'acte 36 des Gilets jaunes, qui ont appelé à venir marcher ici», a rappelé Youcef Brakni, du Comité Adama. «Comme nous depuis 40 ans, ils sont réprimés par la police», a-t-il lancé.

Plusieurs groupes de Gilets jaunes, de Saint-Nazaire ou de la Somme, ont appelé à se rendre dans cette petite commune du Val-d'Oise et à faire de la marche leur acte 36 national.

Ainsi, au-delà du soutien au «combat Adama», les manifestants défileront pour «toutes les victimes» des forces de l'ordre, avec un mot d'ordre: «Ripostons à l'autoritarisme».

Le décès «par asphyxie» d’Adama Traoré avait été constaté deux heures après son interpellation par les gendarmes qui l'avaient maintenu au sol sous le poids de leurs corps sans toutefois lui porter de coups. Le jeune homme, qui souffrait déjà d'une fragilité cardiaque, avait fait un malaise dans leur véhicule avant de décéder dans la cour de la gendarmerie de Persan le 19 juillet 2016, le jour de ses 24 ans.

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Tags:
violences policières, manifestation, Paris, France, Val-d'Oise, gilets jaunes, Adama Traoré
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