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Le parquet de Bordeaux avait classé sans suite la plainte déposée par un Gilet jaune qui avait eu sa main arrachée. Mais le procureur général vient de demander une nouvelle enquête. Une «décision rarissime» qui «désavoue à la fois l’IGPN et le parquet de Bordeaux», a souligné son avocat.

Le 22 octobre, le procureur général de Bordeaux a décidé de rouvrir l’enquête concernant la plainte déposée par Antoine Boudinet. Le jeune homme de 27 ans avait eu sa main arrachée par une grenade GLI-F4, lancée par les forces de l’ordre lors de l’acte 13 du mouvement des Gilets jaunes à Bordeaux le 8 décembre. Il avait alors porté plainte pour «mutilation volontaire», mais sa plainte avait été classée sans suite, a rapporté Sud Ouest.

En juin, le parquet de Bordeaux avait justifié cette décision car l’enquête de l’IGPN, la police des polices, n’avait pas été en mesure de retrouver le policier qui avait lancé la grenade. «Il ne pouvait pas tenir cette ineptie judiciaire», a estimé l’avocat, qui souligne une «décision rarissime» qui «désavoue à la fois l’IGPN et le parquet de Bordeaux».

La plainte déposée concernait Christophe Castaner et le préfet de la Gironde de l’époque, Didier Lallement, aujourd’hui préfet de police de Paris, a précisé le journal.

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Tags:
GLI-F4 (SAE-809), grenade, plainte, mutilation, gilets jaunes
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